Lundi 23 novembre 2009
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Jeudi 19 novembre 2009
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ROME (AFP) - Une clinique spécialisée de Palerme (sud) a réalisé cette semaine la première transplantation au monde de deux poumons sur un patient séropositif, dont le "diagnostic post-opératoire
est bon", a-t-on appris auprès de l'institut sicilien.
Le patient, un homme adulte qui souffrait d'une "grave insuffisance respiratoire mettant sa vie en danger, a été opéré en début de semaine et son diagnostic post-opératoire est bon", a indiqué
samedi une porte-parole de l'Institut méditerranéen pour les transplantations et les thérapies à haute spécialisation (ISMETT), Serena Pizzo.
Jusqu'à présent, des transplantations du foie, de reins, ou de rein-pancréas sur des patients séropositifs avaient été réussies, mais il s'agit de la première intervention au niveau des poumons,
a-t-elle ajouté.
"La possibilité d'effectuer des transplantations sur des patients séropositifs est permise par une nouvelle classe de traitements très efficaces contre le virus HIV", a souligné le professeur Paolo
Grossi, spécialisé dans les maladies infectieuses et chargé de suivre la phase post-opératoire du patient.
"Une des difficultés principales dans le cas des patients séropositifs est qu'ils doivent se soumettre après la transplantation à des traitements diminuant leurs défenses immunitaires, alors qu'ils
sont déjà victimes d'une immunodéficience", a expliqué Mme Pizzo.
L'ISMETT, une structure publique spécialisée dans les transplantations, est partenaire du centre universitaire médical de Pittsburgh, aux Etats-Unis, un des plus prestigieux au monde.
Le directeur du Centre national des transplantations (CNT), Alessandro Nanni Costa, s'est félicité de l'opération réalisée à l'ISMETT de Palerme, estimant qu'il s'agit "d'un événement important
pour le progrès dans le monde de la transplantation".
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Lundi 16 novembre 2009
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Jeudi 12 novembre 2009
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Deux enfants atteints d’adrénoleucodystrophie ont été sauvés d’une mort certaine grâce à la thérapie génique... et à un dérivé inactivé du virus du Sida !
L’adrénoleucodystrophie (ALD) est une maladie génétique rare mais mortelle. Elle entraîne la destruction progressive du système nerveux central (moelle épinière et cerveau), conduisant à la
perte des fonctions cognitives et motrices et au décès. La greffe de moelle osseuse ne suffit pas : les donneurs sont trop rares et le risque de complications élevé.
Un nouveau traitement vient d’être testé sur deux enfants, à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, par des équipes de recherche française associant l’Inserm, l’Assistance Publique Hôpitaux
de Paris et l’Université Paris-Descartes. Des cellules souches provenant de la moelle osseuse des petits malades ont été prélevées, modifiées en laboratoire puis réinjectées aux patients.
Un vecteur – sorte de véhicule transportant de l’information génétique – dérivé du virus du Sida y était associé. Le virus du Sida est en effet le seul à pouvoir pénétrer dans le noyau des
cellules qui ne se divisent pas : les cellules souches et les neurones. Celles-ci, atteintes par l’ALD, ont ainsi reçu le gène thérapeutique créé par les chercheurs. Aucun effet secondaire n’a
été observé jusqu’ici.
Cette première mondiale offre des perspectives de traitement pour toutes les leucodystrophies, ainsi que pour d’autres maladies plus fréquentes (hémophilie, Parkinson…). L’Association
européenne contre les Leucodystrophies (ELA) se réjouit de ce résultat et des perspectives qui en découlent. Elle entend continuer à soutenir la recherche, et ainsi étendre les essais à
l’Europe entière.
Futura Santé
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Lundi 9 novembre 2009
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Mercredi 4 novembre 2009
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Lundi 2 novembre 2009
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Jeudi 29 octobre 2009
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Proposer un dépistage systématique du Sida à toute la population de 15 à 70 ans, c'est un changement de cap nécessaire, selon Aides.
Parce que 30 à 40 000 personnes en France seraient séropositive sans le savoir.
Et parce que vingt-cinq ans après l'apparition de la maladie, on oublie trop que « toute personne ayant des rapports sexuels non protégés est exposée ».
Jean-Marie Le Gall, responsable de projets de recherche à Aides, première association française et européenne de lutte contre le Sida, qui a participé au groupe de réflexion de la Haute autorité de
santé (dont le rapport propose ce dépistage de 15 à 70 ans), explique pourquoi cette proposition arrive maintenant et si elle a une chance d'être
mise en œuvre.
Depuis le début des années 2000, les associations travaillant auprès des séropositifs proposent ce changement, mais « il fallait le temps que le corps social soit prêt à l'entendre »,
explique Jean-Marie Le Gall :
« On pense toujours que c'est une épidémie transitoire, qui ne touche qu'une petite partie de la population. Or on est en situation d'endémie, comme pour le paludisme en Afrique : la
maladie est installée et malgré les petits espoirs sur les essais vaccinaux, on n'a jamais éradiqué une endémie sans vaccin : il faut s'habituer à ce que ça dure. »
La population hétérosexuelle lambda ne se considère pas comme à risque, surtout quand elle est en couple.
Du coup, beaucoup de gens découvrent leur séropositivité tard, à l'apparition des premiers symptômes.
Le rapport de la Haute autorité de santé indique que « 47% des sujets pour lesquels un diagnostic de Sida a été porté présentaient un retard au dépistage ».
On sait que sur les 6000 nouvelles découvertes de séropositivité par an, il y a 10% d'hétérosexuels « lambdas » (pas usagers de drogue et pas originaires de zones « à risque »),
donc « il faut passer au travers des freins culturels ».
« On sait qu'il y a des groupes plus exposés, comme les femmes de 40 ou 50 ans qui, après une première vie de couple, sont en recherche de partenaires et n'ont pas intégré le préservatif. Les
soignants n'imaginent pas non plus que ces groupes-là soient exposés, donc ils ne proposent pas de dépistage. »
Si le préservatif est bien intégré comme habitude lorsqu'on commence ses relations sexuelles (84% d'utilisation selon les enquêtes), ensuite lorsqu'on se met en couple, on s'estime à l'abri,
confiant dans la fidélité de son partenaire.
Le dépistage tel qu'il est pratiqué n'est pas satisfaisant : les centres de dépistage anonymes et gratuits créés en 1988 n'existent que dans les grandes villes, à des horaires restreints.
Ils sont souvent débordés et il faut attendre les résultats huit jours.
Si l'on demande à son médecin une ordonnance pour un dépistage, il est parfois étonné, voire réticent, surtout si la demande revient fréquemment.
Le problème est que « le VIH est une maladie sociale avant que d'être une maladie virale », les gens ont peur d'être jugés :
« Beaucoup préfèrent ne pas savoir que de porter cette image-là, ils ne savent pas ce qu'ils feront du résultat s'ils sont en couple (selon une enquête auprès de 3000 personnes, 55% des gens
disent que leur partenaire les quitte s'ils annoncent leur séropositivité), ils pensent ne jamais avoir été exposés alors que tous ceux qui ont des rapports sexuels non protégés sont
exposés. »
Après les propositions de la Haute Autorité de Santé, que va-t-il se passer ?
Roselyne Bachelot n'a pas, comme pour le vaccin contre de la grippe A, l'intention d'écrire à tous les assurés sociaux.
Mais va-t-elle garder dans ces tiroirs ce rapport ?
Pour Aides, le dépistage de tout le monde entre 15 et 70 ans devra se faire sur proposition des médecins généralistes, avec une évaluation dans les trois ans car c'est « à un changement des
mentalités qu'il faut aboutir.
Pour les groupes de populations dites “à risque” (gays et bi, personnes originaires d'Afrique et des Caraïbes, personnes vivant aux Antilles, en Guyane, en région parisienne et en Paca), il faut
proposer un dépistage régulier (tous les ans).
Déjà en octobre 2008 un rapport de la Haute autorité de santé sur les modalités de réalisation des tests de dépistage était resté lettre morte.
Il s'agissait d'accélérer la diffusion des tests rapides, qui peuvent se faire un mois et demi après le rapport à risque.
Mais, explique Jean-Marie Le Gall, “l'arrêté ministériel n'est jamais paru” :
“Parce que ces nouveaux dispositifs nécessitent un seul test au lieu de deux, le manque à gagner pour les laboratoires est énorme. On pense qu'ils bloquent l'arrivée des nouveaux tests pour écouler
leurs stocks. On commence à s'impatienter.”
Gageons que la perspective de tester toute la population réjouira les labos et débloquera ces nouveaux tests. Madame Bachelot, il paraît que le dossier est sur votre bureau.
(RUE 89 du 23/10/09)
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Lundi 26 octobre 2009
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Jeudi 22 octobre 2009
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La vigilance se relâche, les budgets se réduisent et le nombre de personnes vivant avec le virus du sida est en progression dans toute l’Europe.
Ce constat, c’est un centre d‘études qui le dresse.
Le Health Consumer Powerhouse a réalisé un classement évaluant la situation dans
29 pays, les Vingt-Sept plus la Suisse et la Norvège.
Etaient notamment pris en compte l’accès aux soins, les droits des patients et la prévention.
Résultat : le Luxembourg, Malte et la Suisse arrivent en tête, les trois derniers de la liste étant l’Italie, la Grèce et la Roumanie.
L‘étude s’inquiète d’un regain des comportements sexuels à risque et de la criminalisation des malades.
Dans certains pays, une personne peut être poursuivie pour avoir transmis le virus sans le savoir.
Mais le plus consternant, c’est l’absence de chiffres. Aucun gouvernement ne semble connaître le véritable nombre d’habitants infectés par le VIH, s‘étonne le centre d‘études.
Fin 2007, on estime qu’ils étaient environ 800.000 en Europe soit 8 % de plus qu’en 2006.
La France, quant à elle, se trouve en douzième position. Pas de quoi pousser
un cocorico !
Elle devra faire un effort pour l’introduction de programmes destinés à réduire la propagation de la maladie dans les prisons même si globalement la prévention française contre le virus du SIDA est
l’une des meilleures.
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