Laissez faire le hasard

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Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 00:00

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« En 1998, l’homéopathie, une médecine alternative efficace, était pratiquement inconnue au Kenya. Mais grâce à l’important travail de la Fondation Abha Light, l’infrastructure pour une homéopathie professionnelle et une médecine alternative sont en place pour le bénéfice du peuple kényan ».
C’est ainsi que sur la page d’accueil de son site Internet, la fondation se félicite de son activité depuis plus de 10 ans. Abha Light n’est pas la seule organisation à faire du prosélytisme pour l’homéopathie en Afrique. L’ONG française Homéopathes sans frontières a également mis en place plusieurs programmes sur le continent.
L’homéopathie dans une Afrique ravagée par les épidémies, les maladies endémiques terribles telles que le sida, le choléra ou les diarrhées hémorragiques, prend une consonance bien différente de ce qu’elle a dans nos pays. Ici, l’état sanitaire est bien meilleur, la médecine scientifique est la règle et la pratique homéopathique, à de rares exceptions près, s’applique à des maux bénins sans se substituer aux traitements efficaces quand ils sont nécessaires.

L’argument principal mis en avant par les deux associations est le coût des traitements, hors de prix en ce qui concerne la « médecine officielle », et bon marché avec l’homéopathie. Ce constat prend tout son relief dans les pays pauvres, et en particulier sur le continent africain. Essayant de se placer sous la bannière de l’OMS en déclarant vouloir « répondre au vœu » de l’organisation mondiale exprimé en 1978 d’un « accès à la santé pour tous », Homéopathe sans frontières affirme sa conviction que « d’autres thérapeutiques, dites alternatives ou complémentaires, sont nécessaires pour favoriser l’accès à la santé pour tous ». Même son de cloche chez Abha Light, qui annonce une médecine naturelle et homéopathique « accessible, abordable et alternative », soulignant que « même les peuples les plus pauvres peuvent y avoir accès ».
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Le côté financier est bien entendu une des difficultés majeures pour la mise à disposition de soins adaptés dans les pays du continent africain, dont les populations sont frappées par des pathologies graves pour lesquelles il existe souvent des traitements, des vaccins. Mais ces traitements ont un coût élevé et nécessitent souvent une infrastructure pour être mis en œuvre, infrastructure largement absente. Pour autant, la solution serait-elle de proposer des traitements non validés, des poudres de perlimpinpin, au prétexte qu’ils sont moins chers et plus faciles à mettre en œuvre ? C’est bien ce que nous proposent Abha Light et Homéopathes sans frontières. Les habitants des pays africains, des pays pauvres en général, n’auraient-ils pas droit aux mêmes traitements éprouvés que le reste de l’humanité ?

Si dans les pays économiquement développés, les homéopathes se gardent bien d’affirmer l’efficacité de leurs pratiques pour des pathologies lourdes (ils revendiquent plutôt une « complémentarité » de soins), la retenue ne semble plus de mise quand il s’agit de conquérir de nouveaux continents. Abha Light proclame ainsi l’efficacité des médecines naturelles, homéopathie en tête (alliée avec la naturopathie, la réflexologie, le traitement par les plantes, etc.) pour les pathologies graves et les épidémies, sida et malaria en tête : « ce qui est relativement peu connu, c’est que dans quelques pays, la médecine naturelle est pratiquée avec succès pour contrôler le sida avec pour résultat, une forte augmentation de l’espérance de vie, et l’assurance d’une vie relativement normale ». Des témoignages sont mis en avant, tel celui de WM, un homme de 27 ans, dans une phase avancée de sida, « présentant tous les symptômes “habituels” de la maladie : toux, crises de diarrhées, perte d’appétit, perte de poids, éruptions cutanées ». Alors qu’une trithérapie lui est proposée, pour laquelle Abha Light affirme le peu d’enthousiasme de WM « au vu du grand nombre d’effets secondaires », la Fondation oriente le malade vers un traitement homéopathique associé à une alimentation suivant les règles de la « naturopathie ». Résultats miraculeux, affirme la Fondation : « en moins de 10 jours, la plupart des symptômes ont disparu, et 6 semaines plus tard, WM se sentait en forme et plein d’énergie, [et 6 mois plus tard], WM a repris du poids, sa peau est redevenue normale, sa toux a disparu, son taux de CD4 redevenu normal ».

L’OMS constatait les progrès réalisés [4] : « dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 42 % des 9,5 millions de personnes qui avaient besoin d’un traitement y avaient effectivement accès en 2008, contre 33 % en 2007 », soulignant que « c’est en Afrique subsaharienne, où surviennent les deux tiers des infections à VIH, que l’on a constaté les plus grands progrès ».
Comment alors qualifier l’activité d’Abha Light qui, dans ce contexte, détourne des patients de traitements efficaces et validés ? Pour le moins, révoltante !

Aux yeux de ses promoteurs, l’homéopathie pourrait être la solution à tous les maux de l’Afrique. La malaria (paludisme), cette maladie propagée par les piqûres de moustique, est un des pires fléaux qui ravagent le continent. Abha Light affirme l’efficacité de ses traitements, et de son produit MalariX. Stephen John Smith, membre du bureau de la fondation, coordonne et supervise l’activité de plusieurs cliniques de l’association dans l’est du Kenya. Dans un récent article, il présente les traitements mis en oeuvre dans les établissements de la fondation, et décrit comment, chaque mois, plus de 500 patients, souvent atteints de maladies graves (malaria, typhoïde, brucellose, etc.) sont traités par homéopathie [6]. Refusant tout protocole d’évaluation, la directrice de l’association, Didi Ananda Ruchira, se justifie en déplorant le manque de moyens à disposition. Pour elle, la simple « observation de cas » suffit, et « n’est pas moins scientifique ». À propos de l’opposition à la reconnaissance des traitements homéopathiques dans les « pays capitalistes », Ananda Ruchira l’explique par le défi que cette pratique représente face « à la domination des compagnies pharmaceutiques sur la santé de milliards d’individus ». Un discours radical qui masque difficilement la réalité du peu de considération porté de fait aux populations des pays d’Afrique et aux maux qui les frappent. Homéopathes sans frontières est plus prudente dans ses formulations. Catherine Gaucher, présidente fondatrice de l’association, précise que s’il est vrai que l’homéopathie « ne peut pas remplacer la chirurgie, les antibiotiques ou les antiparasitaires », il serait toutefois « inconsidéré de lui enlever la place qu’elle peut occuper dans la santé publique » dans l’aide au développement des pays pauvres. Ainsi, les infrastructures que l’association met en place, les formations qu’elle organise, visent clairement à établir la pratique homéopathique pour l’ensemble de pathologies rencontrées. Pour les diarrhées infectieuses chez l’enfant, le site d’HSF affirme même explicitement que « l’efficacité de l’homéopathie est prouvée ». Tout comme Abha Light Foundation, Homéopathes sans frontières s’active à mettre en place des dispensaires homéopathiques, à sceller des « accords de coopération » afin de promouvoir l’homéopathie et former des « praticiens » qui iront sur le terrain, armés de dilutions infinitésimales, face aux épidémies qui ravagent plusieurs régions du continent.

Répondant à une lettre de jeunes médecins britanniques (coordonnés par l’association Sense about science) s’inquiétant du développement de l’homéopathie dans les pays pauvres, développement qui met des vies en danger, l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) a rappelé que cette pratique « n’avait aucune place » dans la prise en charge des patients atteints de maladies graves telles que le sida, la tuberculose, la malaria, les grippes, ou encore les diarrhées chez les enfants. S’adressant aux pouvoirs publics au Royaume-Uni, les mêmes médecins demandent que cet avis soit communiqué largement aux agences de santé publique et que des efforts soient entrepris pour empêcher la promotion de thérapies inefficaces pour des maladies graves.

On peut effectivement s’étonner du manque de réactions des autorités dans tous les pays d’où sont originaires les ONG coupables, face aux agissements d’associations qui prétendent lutter contre le paludisme, le sida ou les diarrhées des enfants avec des dilutions homéopathiques. On peut également souligner l’irresponsabilité des diverses associations homéopathiques qui, d’un côté, proclament haut et fort, en France, au Royaume-Uni et ailleurs, qu’elles sont « responsables », qu’elles ne s’opposent pas aux traitements éprouvés dans le cas de maladies graves, mais qui ferment les yeux, voire soutiennent explicitement les agissements inverses en Afrique et dans les pays pauvres. Le responsable du site « Quackometer » en a fait l’expérience. Dénonçant régulièrement les agissements d’Abha Light, le site s’est adressé aux associations homéopathiques du Royaume- Uni leur demandant de condamner les pratiques de la Fondation. En retour, il explique n’avoir eu que des avocats le menaçant de diffamation et exigeant de lui qu’il retire toutes ses critiques de son site.
Le prosélytisme homéopathique en Afrique se fait sous couvert d’installations de dispensaires, de formations de personnels soignants, de mise en place d’infrastructures pour l’assainissement des eaux et l’hygiène, autant d’activités nécessaires. Certaines associations locales, parfois certains services ministériels, sont trompés, ou acceptent de l’être, pour recueillir des aides qu’ils jugent utiles. Ils participent ainsi à la progression de « remèdes miracles », dangereux car inefficaces. Les activités de ces missionnaires des temps modernes doivent être arrêtées. Les populations des pays pauvres ont droit à une médecine éprouvée, efficace.

Solidairement,

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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 00:00

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Si vous n’êtes pas familier avec l’homosexualité, posez-vous les questions suivantes :
– Quand et pourquoi avez-vous choisi d’être hétérosexuel ?
– Qu’est-ce qui a causé votre hétérosexualité ?
– Avez vous choisi volontairement d’être hétérosexuel ?
– Pensez-vous qu’on peut devenir « ex-hétérosexuel » grâce à une thérapie ?
– S’il existait une pilule qui puisse vous rendre homosexuel, la prendriez-vous ?
– A qui avez-vous révélé votre hétérosexualité ?
– Comment vos parents ont-ils réagi lorsque vous leur avez dit que vous étiez hétérosexuel ?
– Est-ce que vos collègues de travail sont au courant de votre hétérosexualité ?
– Est-il possible que votre hétérosexualité ne soit qu’une phase et que cela passera quand vous serez plus vieux ?

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– Est-ce que votre hétérosexualité ne serait pas le résultat d’une peur névrotique des personnes du même sexe que vous ?
– Comment faites-vous pour rencontrer d’autres hétérosexuels ?
– A quoi reconnaissez-vous les autres hétérosexuels ?
– Comment peut-on trouver du plaisir dans

un rapport hétérosexuel ?
– Qui fait l’homme et qui fait la femme dans un rapport hétérosexuel ?
– Considérant la fréquence des divorces, pourquoi y a-t-il si peu de relations stables chez les hétérosexuels ?
– Pourquoi les hétérosexuels ont-ils une vie sexuelle si débridée ?
– Si vous deviez avoir des enfants, souhaiteriez-vous qu’ils soient hétérosexuels, connaissant les problèmes auxquels ils auraient à faire face plus tard ?
– Une grande majorité des gens qui brutalisent les enfants sont hétérosexuels, pensez-vous qu’il soit raisonnable d’exposer vos enfants à des enseignants hétérosexuels ?
– Pourquoi insistez-vous à montrer avec autant d’évidence votre hétérosexualité et à en faire un tel spectacle ?
– Ne pouvez-vous pas juste être vous-même et rester discrets devant les enfants ?
– Considérant les menaces de surpopulation, comment la race humaine pourrait-elle survivre si tout le monde était hétérosexuel ?
 Solidairement,

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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 00:00

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D'ici la fin de l'année un nouveau préservatif à triple fonction pourrait être mis en vente en Europe : il protége contre les grossesses non désirées, les maladies sexuellement transmissibles et en même temps améliore l'érection. Il s'agit du " Viagra for condoms" appelé pour l'instant CSD500 et c'est un nouveau préservatif qui - grâce à l'action d'un gel - serait en mesure d'aider les hommes à maintenir une érection plus soutenue.

Développé par la société biotechnologique britannique Futura Medical PLC il est concédé par licence à Durex SSL International et est en attente d'être approuvé par l'autorité de réglementation européenne, approbation qui devrait arriver dans la première moitié 2011.

Les nouveaux préservatifs contiennent un gel avec un agent qui augmente le flux sanguin, un vasodilatateur qui, lorsqu'il est absorbé par la peau, améliore l'érection.

Trouver le principe actif a été simple: c'est un composé générique pour le traitement de l'angine, une maladie causée par le manque de flux sanguin vers le coeur.

Toutefois, "immobiliser" le gel dans le préservatif, en s'assurant qu'il ne touche que la personne qui le porte pendant les rapports sexuels a été la partie la plus ingénieuse.

"Le défi - dit James Barder, chef exécutif de Futura - et d'avoir un produit stable qui n'endommage pas le préservatif. Certains produits peuvent dégrader le latex très rapidement." L'ajout d'un vasodilatateur n'est pas en effet, une chose banale. "Il doit être immobilisé dans le préservatif. La plupart des brevets - continue Barder - qui protègent le CSD500 sont associés à ce dispositif d'immobilisation".

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A la différence du Viagra, auquel a été inévitablement comparé le nouveau produit de Futura, le préservatif n'est pas considéré comme un traitement de la dysfonction érectile.

"Il est plutôt destiné aux hommes qui luttent pour maintenir une érection pendant qu'ils enfilent le condom. Si les régulateurs européens donnent le feu vert au CSD500, ils le feront parce que cela encouragera les hommes à utiliser une protection et à contribuer ainsi à freiner la propagation des maladies sexuellement transmissibles. L'avantage commercial de la distinction entre le Viagra et le CDS500 est double. Tout d'abord, comme l'a souligné Barder, la dysfonction érectile est généralement rencontrée habituellement chez les hommes plus âgées, tandis que l'incapacité à maintenir une érection lors de la mise en place du préservatif est beaucoup moins liée à un âge pécifique".

Cela signifie que le marché de référence est potentiellement plus large. En outre, utiliser un "dispositif médical" au lieu de prendre un médicament, évite d'aller chez le médecin pour se le faire prescrire

Avec ou sans viagra, sortez couverts.

Solidairement,

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Jeudi 28 avril 2011 4 28 /04 /Avr /2011 00:00

 

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"Danang, le 20 novembre 2009,


Cher Oncle Zhang Yimou, réalisateur de cinéma !
En vous envoyant cette lettre, je compte les jours jusqu’à ce quelle vous parvienne.

Certaines fois je m’inquiète et je ne sais pas si vous prendrez la peine d’ouvrir cette lettre quand vous verrez l’adresse de

"Ho Thi Hieu Hien – Vietnam”.


Cher Oncle Zhang, je souhaiterais tellement que vous donniez un peu de votre temps précieux pour lire mes pensées, peut-être vous y trouverez quelque chose qui dépasse le sentiment normal d’un

admirateur envers son idole !


Cher Oncle Zhang, j’ai eu cette idée de vous écrire dès que j’ai eu connaissance à l’école du 39e Concours international de composition épistolaire pour les jeunes sur la lutte contre le sida.


Afin d’avoir une compréhension pratique pour ma composition, j’ai parlé avec plusieurs personnes pour savoir comment les gens comprennent et se prémunissent du sida.
Pour commencer, j’ai demandé a ma grande mère qui m’a dit : "A mon âge, je ne sais pas ce que c’est ce virus. J’ai entendu dire qu’il vit dans des personnes aux moeurs relâchées.

Ne t’approche pas de ces gens sinon tu l’attraperas".

Pensez-vous !

Ma pauvre grand-maman ne comprend rien au sida.


A la même question sur le sida, mes parents considèrent que, je les cite : "Le sida est le syndrome de déficience immunitaire acquise, causé par le virus VIH. Cette maladie est très dangereuse et

on ne trouve pas encore de remède pour la guérir.

Tu dois absolument éviter les vices comme la drogue et les relations sexuelles faciles pour te protéger".

Ma mère a même insisté plusieurs fois : "Si dans ta classe, il y a quelqu’un qui est atteint du sida, tu dois nous le dire tout de suite pour qu’on te change d’école ou de classe".

Vous voyez que même mes parents, qui sont fonctionnaires, ont une attitude de discrimination envers les gens touchés par la maladie.

 
J’ai posé la question à ma petite soeur qui m’a confirmé avec véhémence que personne dans sa classe n’a le sida et que dans le cas contraire, elle porterait un masque pour aller à l’école ou resterait à la maison !

C’est vraiment drôle, ma soeur pense que le sida ressemble à la grippe H1N1 !

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Lors de mon parcours de l’école à la maison, j’ai posé la même question à l’employée de la propreté et de l’hygiène publiques.

Elle m’a montré les seringues vides jetées pêle-mêle au bord de la route : "Vois-tu, le virus VIH est dans ces seringues !"

Vous voyez Oncle Zhang, la balayeuse de rue n’a pas de connaissance exacte de cette épidémie non plus !


Et quand je rentre dans un restaurant et parle avec le patron : "Le sida ? dit-il, si tu vois une personne très maigre, qui se tient à peine sur ses pieds, qui a beaucoup de boutons sur le corps, c’est sûr qu’elle a le sida !

Ne t’inquiète pas, je ne laisse jamais ces personnes entrer dans mon restaurant, car j’ai trop peur qu’elles contaminent mes clients !"

Mon Dieu, comme je plains les pauvres gens qui ont cette apparence et qui ne sont pas porteurs du virus !

Le patron du restaurant ne sait donc pas que le virus VIH ne se propage pas par la nourriture ni en parlant avec les gens touchés par le virus et que nous pouvons vivre actuellement en coexistence avec le sida.


En classe, j’ai discuté avec mes amis et plusieurs se sont montrés indifférents en disant que lutter contre le sida est l’affaire du milieu médical et qu’heureusement dans la classe, personne n’a cette maladie, donc il ne fallait pas s’en faire outre mesure !

Cette indifférence de la part d’amis de mon âge démontre pourquoi un millier d’enfants de moins de 15 ans sont atteints par cette maladie chaque jour.

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J’ai enquêté auprès d’autres personnes mais la plupart montre une grande indifférence vis-à-vis de ce fléau, c’est pourquoi, je suis vraiment inquiète. J’ai envie d’écrire une lettre appelant tout le monde à améliorer leur connaissance, à changer leur attitude pour lutter contre et se prémunir de cette maladie.

J’ai réfléchi pendant plusieurs jours et je ne sais pas comment et par où commencer.
J’ai laissé mes cahiers et j’ai vu à la télévision votre film La Cité Interdite. Quel beau film !

Les critiques du public sont si élogieuses !

Avec toute une série de films mondialement connus tels que Le sorgho rouge, Vivre, Ju Dou, Epouses et Concubines, le Secret des poignards volants, la Cité Interdite...,vous avez conquis le coeur du monde entier.


Tout à coup, une idée me vient. Et si j’avais le talent pour faire un film comme vous ?

Je me mettrais tout de suite à faire des beaux films sur le sida afin d’éveiller la conscience humaine.


Oncle Zhang, mon premier film serait sur une histoire d’amour émouvante, romantique et tragique à la fois : elle et lui s’aiment d’un amour profond mais ne peuvent se marier, car l’un des deux a contracté le sida.
Le film suivant aurait pour titre Mourir et serait aussi réputé que votre film Vivre.

Ce film porterait un message : l’homme ne veut jamais mourir jeune mais doit s'y résigner, car parfois il ne sait pas que la mort réside dans chaque acte risqué comme celui d’avoir des relations sexuelles non protégées et partager des seringues usagées…


La plupart de mes films s’inspirerait de vies réelles et les héros seraient des victimes du sida.

Mes sujets seraient par exemple un employé qui a travaillé et gardé sa dignité toute sa vie mais qui a tout perdu lors d’un seul instant d’inattention, un employé du milieu médical qui, par négligence,

a contracté le virus, ou une personne qui peine toute sa vie pour fonder une famille, un foyer et qui meurt dans la solitude et l’indifférence des siens, des jeunes gens pleins de vie qui meurent à cause de la drogue, des enfants aux yeux innocents qui perdent leurs parents touchés par la maladie ou qui ne savent pas qu’ils seraient bientôt emportés par le sida, des jeunes filles qui, se sachant malades, veulent semer la mort autour d’elles pour se venger de la vie…


Autant de personnes et autant de sorts différents.

Je transmettrais dans mes films l’amour, la douleur, l’ingratitude, l’ignorance... ainsi que les connaissances sur la prévention du sida d’une façon à la fois douce et marquante.

J’espère créer un pouvoir de persuasion particulier qui brûlerait les coeurs, calmerait les douleurs, effacerait les complexes et éveillerait la conscience de ceux qui restent encore indifférents devant ce fléau.
Mais, cher Oncle Zhang, ma volonté et mes compétences ne sont pas encore au même niveau, vous seul seriez capable de transformer ces rêves en réalité, pour le bien-être de l’humanité.

Je souhaite de tout mon coeur susciter votre attention et votre compréhension.
Respectueusement,

HO THI HIEU HIEN"*

* Cette adolescente a reçu le 1er prix du concours international organisé par l'UPU (Union Postale Universelle) dont le thème était : “Ecris une lettre à quelqu’un pour lui dire pourquoi il est important de parler du sida et de s’en protèger”

Solidairement,

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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 00:00

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Et hop, encore un échelon franchi dans le durcissement des conditions de séjour en France des sans-papiers malades.

Depuis 1998, un étranger en situation irrégulière souffrant d'une pathologie grave était protégé contre toute mesure d'expulsion et pouvait obtenir une carte de séjour s'il ne bénéficiait pas d'un "accès effectif" au traitement dans son pays d'origine.

La loi sur l’immigration en cours d'examen par le Sénat avait prévu de rendre plus sévères les conditions d'octroi de ce titre de séjour. La notion d'"accès effectif" au traitement devait être remplacée par celle de "disponibilité".

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Insuffisamment sévère? Le sénateur UMP Noël Buffet propose un amendement prévoyant cette fois de remplacer la notion d'"indisponibilité" par celle d'"absence" de ce traitement.

Pour les association, c'est envoyer certains de ces étrangers à la mort : "Si l’on prend l’exemple du VIH, presque tous les pays du monde possèdent des traitements. Mais en quantité très insuffisante, dans des conditions de prise en charge de mauvaise qualité, à un prix prohibitif ou réservés à une élite. Les traitements ne sont donc «absents» nulle part dans le monde, mais restent de fait inaccessibles à la plupart des malades", expliquent-elles.

Hier, Claude Guéant a déclaré aux sénateurs que "le Gouvernement soutiendra (cet) amendement". L'article concerné, le 17 ter, devrait être mis au vote dans l'après-midi.

Ce dispositif actuel concerne 28 000 personnes, soit 0,8 % des étrangers vivant en France.

Le 8 mars, Kanouté Tiéni, Malien âgé 47 ans, expulsé de France en 2008 malgré une hépatite B chronique, est mort à Bamako des suites de sa maladie.

Libération du 13 avril 2011

 

Solidairement,

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