Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 00:00

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Durant trois jours, du 1er au 3 avril, le Sidaction  a fait passer son message par le biais de nombreux médias pour rappeler que "Face au SIDA, chaque euro en plus peut faire la différence".
Les promesses de dons récoltées à l’occasion de cette nouvelle campagne du Sidaction s’élèvent actuellement à 5.3 millions d’euros, soit 100 000 euros de plus qu’en 2010 sur la même période.
Ces dons seront utilisés pour soutenir des programmes de prévention, d’aide aux malades, et surtout au financement de la recherche contre le VIH.
A travers le monde, plus de 33 millions de personnes sont atteintes par le virus du SIDA, dont environ 150 000 en France.

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30 ans après la découverte du virus, plus de 25 millions de personnes sont mortes de cette maladie, et alors qu’en France plus de 50 000 personnes vivent avec le VIH sans le savoir, la campagne a une fois de plus tablé sur l’importance du dépistage et de la prévention.
 
Vous pouvez toujours appeler le 110 qui reste actif jusqu’à la mi-avril ou faire votre promesse de dons sur www.sidaction.org

Solidairement,

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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 00:00

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33,2 millions : c'est le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde. Presque trois millions d'individus ont été infectés en 2010. Deux millions de personnes sont mortes l'an dernier.
150.000 : c'est le nombre de personnes vivant avec le VIH en France.
6.700 : c'est le nombre de personnes qui découvrent leur séropositivité par an en France.
50.000 : c'est le nombre d'individus qui ignoreraient leur statut sérologique en France.

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20 : c'est le nombre de personnes qui apprennent leur séropositivité par jour en France.
35 : c'est la somme, en euros, nécessaire pour offrir à un malade du sida en Afrique une trithérapie et un accompagnement médical pendant un mois. Au total, 22,5 millions de personnes vivent en Afrique avec le VIH, soit 68% des personnes séropositives dans le monde.
83 : c'est la somme, en euros, nécessaire pour permettre à un chercheur doctorant de travailler sur le virus pendant une journée.
10 : c'est le pourcentage des nouvelles contaminations qui concernent les 15-24 ans en France, soit 2 cas par jour.
71 : c'est le pourcentage des 15-24 ans qui n'ont jamais fait de test de dépistage.
2,3 millions : c'est le nombre d'enfants de moins de 15 ans vivant avec le VIH dans le monde.

 

Solidairement,

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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 00:00

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Archie Muntu Simelane, ouvrier dans le bâtiment à Mbabane, la capitale du Swaziland, a raconté à IRIN/plusNews comment sa séropositivité l’avait conduit à devenir un animateur de santé sur son lieu de travail.

« Les gens me disent que ça doit être vraiment effrayant de monter sur les poutres, mais quand je travaille, je ne pense pas au danger.

« Mais j’ai eu peur quand j’ai eu les résultats du test qui disait que j’étais séropositif. Je connais toutes les procédures de sécurité au travail – nous sommes formés. Le danger est juste là, et vous êtes attentifs ; avec le VIH, vous ne pouvez pas voir le danger.

« Je ne pouvais pas croire que ça m’arrivait à moi quand j’ai eu les résultats du test. J’étais malade et c’est pour ça que j’ai fait le test, mais j’ai demandé qu’on le refasse. Les résultats étaient les mêmes ; j’avais le VIH, mais cette fois, j’étais prêt [psychologiquement].


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« J’ai des amis au travail – je me dis que si je suis séropositif, ils peuvent l’être aussi, mais ils ne font pas le test, ça leur fait trop peur. Je prends le traitement ; si je vis [sainement], je peux vivre longtemps.

« Mais ces gars qui ne font pas le test, ils ne prennent pas de médicaments ; ils continuent juste comme ça ! Ils attrapent facilement ces maladies et perdent vite du poids, et puis ils meurent. Nous perdons beaucoup de gens au travail, des hommes jeunes. Je perds des amis.

« Mon conseiller, qui m’a donné les résultats du test et qui a parlé à ma copine, m’a demandé si je voulais être animateur de santé au travail. J’ai dit que je le ferai pour mes collègues. Certains d’entre eux se conduisent différemment avec moi maintenant qu’ils savent que je suis séropositif, mais je sais qu’ils sont probablement séropositifs eux aussi. Un gars est malade – je vois les symptômes – mais il ne fera pas le test.

« Mon employeur m’a donné du temps libre pour suivre la formation, il dit qu’il perd beaucoup d’ouvriers. Parler d’homme à homme, c’est le meilleur moyen de communiquer des choses. Tout le monde écoute ; ils ne feront peut être pas le test, mais ils veulent savoir. Cependant, certains se font tester ; c’est un accomplissement pour moi, parce que je leur ai montré là où il fallait aller et je les ai préparés mentalement.

« Je dis à ces gars que nous n’avons jamais entendu parler de quelqu’un qui est tombé des poutres, mais chaque jour ces gars « tombent des poutres » vers leur mort en ayant des rapports sexuels, parce qu’ils ne mettent pas de préservatifs ».

Solidairement,

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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 00:00

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"Choqués et abasourdis".

C’est ainsi que l’association Aides a réagi à l’enquête du Parisien, publiée dans son édition du 25 janvier et intitulée: "Les mauvais comptes de l’association Aides".

Salaires des dirigeants très élevés, appartement de fonction et rémunération maintenue pour un ancien président, malaise du personnel, l’enquête du Parisien Aujourd’hui en France n’y va pas avec le dos de la cuillère pour dresser un constat édifiant de la gestion de la principale association de lutte contre le sida en France.

Avec un budget de 37 millions d’euros en 2009, 450 salariés et 70 sites, Aides est devenue aussi un des poids lourds de l’associatif.

La progression de son budget, de 160% entre 2006 et 2009, est surtout liée, selon Le Parisien, à la hausse des collectes auprès du public, qui atteignent 41% des ressources.

 
La journaliste Odile Plichon, qui signe l’enquête, multiplie les exemples concrets : Christian Saout, président de Aides entre 1997 et 2007, a bénéficié d’un appartement de fonction à partir de 2000, appartement qu’il a rendu en 2010.

Par ailleurs, Christian Saout, aujourd’hui président d’honneur de l’association, percevrait plus de 5000 euros net par mois.

Il se défend dans les colonnes du journal en affirmant qu’il représente toujours Aides dans de nombreux organismes, ce qui lui prend « deux 35 heures par semaine ».

Christian Saout est aujourd’hui président du Collectif interassociatif sur la santé (CISS).

Le salaire du directeur général, Vincent Pelletier, est lui aussi dévoilé dans cet article.

Il toucherait 9500 euros par mois et début 2009, il aurait perçu un bonus de 6500 euros au titre de 2008.

Citée par Le Parisien, la représentante du syndicat SUD affirme que les salariés, eux, « se serrent la ceinture ».

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 Selon cette enquête, les missions sociales de Aides (prévention, soutien aux malades, distributions de préservatifs, entre autres) ne représentent que 60,3% du budget de l’association, contre 77,8% pour l’Arc et 83% pour l’AFM.

En cause également, le coût du démarchage dans la rue, pratique très en vogue : selon le rapport du cabinet d’études Sécafi, le coût de cette collecte est de 40,7%.

Il faut dépenser 40,70 euros pour en récolter 100. C’est beaucoup plus selon le rapport que pour d’autres associations : moins de 10% pour le Secours Populaire ou les Restos du cœur.

 
Face à ce qu’elle appelle "un simulacre de scoop", l’association Aides a réagi avec un communiqué où elle juge l’enquête "largement contestable" et qui est "un coup très dur porté à tous nos militants".

Solidairement,

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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 00:00

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"En 1998, l’homéopathie, une médecine alternative efficace, était pratiquement inconnue au Kenya. Mais grâce à l’important travail de la Fondation Abha Light, l’infrastructure pour une homéopathie professionnelle et une médecine alternative sont en place pour le bénéfice du peuple kényan".
C’est ainsi que sur la page d’accueil de son site Internet, la fondation se félicite de son activité depuis plus de 10 ans.

Abha Light n’est pas la seule organisation à faire du prosélytisme pour l’homéopathie en Afrique.

L’ONG française Homéopathes sans frontières a également mis en place plusieurs programmes sur le continent.
L’homéopathie dans une Afrique ravagée par les épidémies, les maladies endémiques terribles telles que le sida, le choléra ou les diarrhées hémorragiques, prend une consonance bien différente de ce qu’elle a dans nos pays.

Ici, l’état sanitaire est bien meilleur, la médecine scientifique est la règle et la pratique homéopathique, à de rares exceptions près, s’applique à des maux bénins sans se substituer aux traitements efficaces quand ils sont nécessaires.

L’argument principal mis en avant par les deux associations est le coût des traitements, hors de prix en ce qui concerne la "médecine officielle", et bon marché avec l’homéopathie.

Ce constat prend tout son relief dans les pays pauvres, et en particulier sur le continent africain.

Essayant de se placer sous la bannière de l’OMS en déclarant vouloir "répondre au vœu" de l’organisation mondiale exprimé en 1978 d’un "accès à la santé pour tous", Homéopathes sans frontières affirme sa conviction que "d’autres thérapeutiques, dites alternatives ou complémentaires, sont nécessaires pour favoriser l’accès à la santé pour tous".

Même son de cloche chez Abha Light, qui annonce une médecine naturelle et homéopathique "accessible, abordable et alternative", soulignant que "même les peuples les plus pauvres peuvent y avoir accès".

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Le côté financier est bien entendu une des difficultés majeures pour la mise à disposition de soins adaptés dans les pays du continent africain, dont les populations sont frappées par des pathologies graves pour lesquelles il existe souvent des traitements, des vaccins.

Mais ces traitements ont un coût élevé et nécessitent souvent une infrastructure pour être mis en œuvre, infrastructure largement absente. Pour autant, la solution serait-elle de proposer des traitements non validés, des poudres de perlimpinpin, au prétexte qu’ils sont moins chers et plus faciles à mettre en œuvre ?

C’est bien ce que nous proposent Abha Light et Homéopathes sans frontières.

Les habitants des pays africains, des pays pauvres en général, n’auraient-ils pas droit aux mêmes traitements éprouvés que le reste de l’humanité ?

Si dans les pays économiquement développés, les homéopathes se gardent bien d’affirmer l’efficacité de leurs pratiques pour des pathologies lourdes (ils revendiquent plutôt une "complémentarité" de soins), la retenue ne semble plus de mise quand il s’agit de conquérir de nouveaux continents. Abha Light proclame ainsi l’efficacité des médecines naturelles, homéopathie en tête (alliée avec la naturopathie, la réflexologie, le traitement par les plantes, etc.) pour les pathologies graves et les épidémies, sida et malaria en tête : "ce qui est relativement peu connu, c’est que dans quelques pays, la médecine naturelle est pratiquée avec succès pour contrôler le sida avec pour résultat, une forte augmentation de l’espérance de vie, et l’assurance d’une vie relativement normale".

Des témoignages sont mis en avant, tel celui de WM, un homme de 27 ans, dans une phase avancée de sida, "présentant tous les symptômes “habituels” de la maladie : toux, crises de diarrhées, perte d’appétit, perte de poids, éruptions cutanées".

Alors qu’une trithérapie lui est proposée, pour laquelle Abha Light affirme le peu d’enthousiasme de WM "au vu du grand nombre d’effets secondaires", la Fondation oriente le malade vers un traitement homéopathique associé à une alimentation suivant les règles de la "naturopathie".

Résultats miraculeux, affirme la Fondation : "en moins de 10 jours, la plupart des symptômes ont disparu, et 6 semaines plus tard, WM se sentait en forme et plein d’énergie, [et 6 mois plus tard], WM a repris du poids, sa peau est redevenue normale, sa toux a disparu, son taux de CD4 redevenu normal".

L’OMS constatait les progrès réalisés : "dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, 42 % des 9,5 millions de personnes qui avaient besoin d’un traitement y avaient effectivement accès en 2008, contre 33 % en 2007", soulignant que "c’est en Afrique subsaharienne, où surviennent les deux tiers des infections à VIH, que l’on a constaté les plus grands progrès".
Comment alors qualifier l’activité d’Abha Light qui, dans ce contexte, détourne des patients de traitements efficaces et validés ?

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Aux yeux de ses promoteurs, l’homéopathie pourrait être la solution à tous les maux de l’Afrique.

La malaria (paludisme), cette maladie propagée par les piqûres de moustique, est un des pires fléaux qui ravagent le continent.

Abha Light affirme l’efficacité de ses traitements, et de son produit MalariX.

Stephen John Smith, membre du bureau de la fondation, coordonne et supervise l’activité de plusieurs cliniques de l’association dans l’est du Kenya. Dans un récent article, il présente les traitements mis en oeuvre dans les établissements de la fondation, et décrit comment, chaque mois, plus de 500 patients, souvent atteints de maladies graves (malaria, typhoïde, brucellose, etc.) sont traités par homéopathie.

Refusant tout protocole d’évaluation, la directrice de l’association, Didi Ananda Ruchira, se justifie en déplorant le manque de moyens à disposition. Pour elle, la simple "observation de cas" suffit, et "n’est pas moins scientifique".

À propos de l’opposition à la reconnaissance des traitements homéopathiques dans les "pays capitalistes", Ananda Ruchira l’explique par le défi que cette pratique représente face "à la domination des compagnies pharmaceutiques sur la santé de milliards d’individus".

Un discours radical qui masque difficilement la réalité du peu de considération porté de fait aux populations des pays d’Afrique et aux maux qui les frappent.

Homéopathes sans frontières est plus prudente dans ses formulations. Catherine Gaucher, présidente fondatrice de l’association, précise que s’il est vrai que l’homéopathie "ne peut pas remplacer la chirurgie, les antibiotiques ou les antiparasitaires", il serait toutefois "inconsidéré de lui enlever la place qu’elle peut occuper dans la santé publique" dans l’aide au développement des pays pauvres.

Ainsi, les infrastructures que l’association met en place, les formations qu’elle organise, visent clairement à établir la pratique homéopathique pour l’ensemble de pathologies rencontrées.

Pour les diarrhées infectieuses chez l’enfant, le site d’HSF affirme même explicitement que "l’efficacité de l’homéopathie est prouvée".

Tout comme Abha Light Foundation, Homéopathes sans frontières s’active à mettre en place des dispensaires homéopathiques, à sceller des "accords de coopération" afin de promouvoir l’homéopathie et former des "praticiens" qui iront sur le terrain, armés de dilutions infinitésimales, face aux épidémies qui ravagent plusieurs régions du continent.

Répondant à une lettre de jeunes médecins britanniques (coordonnés par l’association Sense about science) s’inquiétant du développement de l’homéopathie dans les pays pauvres, développement qui met des vies en danger, l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) a rappelé que cette pratique "n’avait aucune place" dans la prise en charge des patients atteints de maladies graves telles que le sida, la tuberculose, la malaria, les grippes, ou encore les diarrhées chez les enfants.

S’adressant aux pouvoirs publics au Royaume-Uni, les mêmes médecins demandent que cet avis soit communiqué largement aux agences de santé publique et que des efforts soient entrepris pour empêcher la promotion de thérapies inefficaces pour des maladies graves.

On peut effectivement s’étonner du manque de réactions des autorités dans tous les pays d’où sont originaires les ONG coupables, face aux agissements d’associations qui prétendent lutter contre le paludisme, le sida ou les diarrhées des enfants avec des dilutions homéopathiques.

On peut également souligner l’irresponsabilité des diverses associations homéopathiques qui, d’un côté, proclament haut et fort, en France, au Royaume-Uni et ailleurs, qu’elles sont "responsables", qu’elles ne s’opposent pas aux traitements éprouvés dans le cas de maladies graves, mais qui ferment les yeux, voire soutiennent explicitement les agissements inverses en Afrique et dans les pays pauvres.


Le prosélytisme homéopathique en Afrique se fait sous couvert d’installations de dispensaires, de formations de personnels soignants, de mise en place d’infrastructures pour l’assainissement des eaux et l’hygiène, autant d’activités nécessaires.

Certaines associations locales, parfois certains services ministériels, sont trompés, ou acceptent de l’être, pour recueillir des aides qu’ils jugent utiles. Ils participent ainsi à la progression de "remèdes miracles", dangereux car inefficaces. Les activités de ces missionnaires des temps modernes doivent être arrêtées. Les populations des pays pauvres ont droit à une médecine éprouvée, efficace.

Solidairement,

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Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 00:00

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Thembi est une maman séropositive de 33 ans qui a vécu toute sa vie dans la pauvreté à la campagne. Elle vit seule avec ses trois enfants dans les basses et vertes collines de la région centrale de Manzini au Swaziland, alors que son mari travaille en Afrique du sud.

 

"J’ai peur de gâcher mon traitement.

J’ai raté des rendez-vous à la clinique.

Parfois quand cela arrive, je manque de médicaments.

J’ai démarré un traitement par antirétroviraux il y a deux ans, mais c’est assez irrégulier.

Je suis seule la plupart du temps avec mes trois petits enfants.

Je n’ai pas d’argent pour le trajet en bus et la clinique est trop éloignée pour y aller à pied.

Aussi, je suis très fatiguée la plupart du temps.

Si je pouvais mieux suivre mon traitement, j’aurais peut être plus d’énergie, mais je fais du mieux que je peux.

 

Les enfants doivent être surveillés.

La petite fille âgée de deux ans de ma voisine s’est noyée dans un seau d’eau.

Elle est tombée dedans la tête la première.

Ca a duré seulement cinq minutes, mais quand sa mère est revenue, elle était morte.

Quelque chose comme ça me fait plus peur que de rater mon traitement.

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Je n’ai pas dit à mon mari que j’étais séropositive.

J’ai eu le SIDA de lui, alors je sais qu’il doit avoir le VIH/SIDA mais il n’a pas fait le test.

Ils m’ont dépisté quand j’étais enceinte de ma plus jeune.

Elle a deux ans maintenant.

Je me tais parce qu’il a renvoyé sa première femme après avoir appris qu’elle était séropositive.

Je suis sa seconde épouse.

La première est tombée malade et quand elle lui a dit qu’elle était séropositive, il l’a renvoyée dans la ferme de ses parents.

Il ne s’est pas fait dépister, peut-être parce qu’il avait peur mais je me suis fait dépistée, à cause d’elle.

 

Personne ne sait que je suis séropositive sauf la clinique…

Personne ne doit savoir que je suis séropositive.

Ils peuvent me blâmer et me chasser.

Même les enfants, ils appellent une personne avec le VIH/SIDA ‘une patate pourrie’.

Les gens vous rejettent.

Les gens meurent du VIH/SIDA et personne ne dira que cela en est la cause, parce qu’alors certains membres de la famille refuseront que vous soyez enterré dans le cimetière familial.

 

Quand je vais à la clinique, j’emmène mes enfants.

Je dis à ma belle-famille que nous y allons pour faire leur suivi médical.

Je cache mes médicaments antirétroviraux là où personne ne peut les trouver.

Je me sens très seule quand je fais cela.

Mais je ne veux pas mourir.

J’aime tellement mes enfants.

J’aime mon mari même s’il peut être ignorant et cruel.

Mais il est mieux dans la vie avec moi vivante que morte.

 

Nous n’avons rien, pas d’électricité, et l’eau vient de si loin.

J’aime chanter.

Nous chantons et prions ensemble en tant que famille.

Mes enfants aiment m’entendre chanter.

Ils ont leurs chansons favorites qu’ils me demandent de chanter.

Je resterai en vie pour que je puisse chanter pour eux encore longtemps."

 

Solidairement,

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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 00:00

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La majorité  des étudiants se déclarent « bien informés » en matière de sexualité, alors que 15 % d’entre eux n’utilisent pas de préservatifs

L’enquête nationale de la LDME (La Mutuelle des Étudiants) sur le volet "contraception, sexualité et IST" dresse un constat inquiétant.

15 % des étudiants déclarent encore ne pas utiliser systématiquement le préservatif en cas de relation avec un nouveau partenaire.

23 % pensent à tort que le sida peut se transmettre par piqûre d’insecte,

42 % ignorent que le virus peut se transmettre par l’allaitement et 7 % des étudiants pensent à tort qu’il peut se transmettre en s’asseyant sur la cuvette des toilettes.
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Cette méconnaissance s’accompagne d’une certaine passivité puisque trois quarts des étudiants et près de 60 % des étudiantes n’ont jamais effectué le moindre test de dépistage d’une infection sexuellement transmissible (IST).


40 % des étudiantes déclarent avoir eu recours à la pilule du lendemain.

Soit suite à un accident de préservatif (50 % des cas), soit en cas d’oubli de pilule (37 %) soit parce qu’il n’y avait aucun moyen contraceptif durant le rapport sexuel.

Cette contraception d’urgence est à prendre au plus vite :

dans les 24 premières heures, son pourcentage d’efficacité frôle

les 95 %, il baisse à 85 % entre 1 et 2 jours, et chute considérablement après 2 jours.

6 % des étudiantes déclarent avoir eu recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG), mais chez les 20 ans-24 ans, cela concerne 27 jeunes filles sur 1000.

À titre de comparaison, dans la population générale, on en compte "seulement" 14,7 pour 1000, soit deux fois moins.

27 % d’étudiantes se plaignent du manque d’information ou 13 % d’entre eux disent avoir été contraints de renoncer à des soins, du fait de difficultés financières pour pratiquer cette IVG.

Face à ces chiffres inquiétants, il est important de rappeler à tous les étudiants désarmés qu’ils n’hésitent pas à recourir aux services de la MPU (médecine préventive universitaire) ainsi qu’aux BAPU (bureaux d’aide psychologique universitaire) de leur établissement et de multiplier les campagnes de prévention contre le sida.

Sortez couverts !

Solidairement,

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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 00:00

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Et ça continue !

Après les étrangers atteints de maladie grave, on s’attaque aux personnes séropositives et aux libertés individuelles ?
  


L’esprit de Noël a peu de prises sur notre gouvernement.

En effet, sur proposition du ministre de l’intérieur, l’Assemblée Nationale vient d’adopter l’article 37 octies de la loi de sécurité intérieure qui prévoit d’imposer  un dépistage du VIH à toute personne ayant commis sur un dépositaire de l’autorité publique des - je cite - «actes  susceptibles d’entraîner sa contamination par une maladie virale grave».
 
Une question me taraude : celà pourrait-il s’apparenter à

un dépistage forcé ?
Oui, car même si le soignant chargé de cette tâche  doit d’abord «s’efforcer d’obtenir le consentement de l’intéressé» (sic), l’intéressé qui refuse écopera de «1 an de prison et 15 000 euros d’amende» !

Et enfin, à la demande de la «victime», le procureur peut obtenir ce dépistage «sans le consentement de l’intéressé».
On ne légifère pas à partir de faits divers…
Ce qui fut autrefois un principe républicain est depuis longtemps foulé des 2 pieds - chaussés de rangers - par les ministres de l’intérieur successifs.
Mais là, M. Brice Hortefeux franchit une nouvelle étape.
Verbatim des débats à l’Assemblée Nationale : «J’ai reçu il y a quelques mois, un courrier de l’épouse d’un gendarme mordu par une personne peut-être contaminée. Je ne puis, bien sûr, vous communiquer les termes de la lettre mais si vous l’aviez eue entre les mains, vous n’auriez pas pu ne pas vous poser la question.»
Face à de tels propos, on aurait plus de risques de mourir de rire que d’une infection virale grave.
Les hommes et les femmes vivant avec le VIH ne peuvent plus supporter d’être constamment stigmatisés.

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NOUS NE SOMMES PAS DES BOMBES VIRALES !
Nous ne représentons aucun danger pour la société !
Mais à force de prendre des coups, nous allons finir par montrer les dents. 
  
Enfin, pour répondre au souci de M. Brice Hortefeux, que les conjointes des policiers et des gendarmes se rassurent, nous ne mordons pas les dépositaires de  l’ordre public, sauf avec leur consentement  et – faut-il le rappeler ? - le VIH  ne s'attrape pas comme ça.
Rappelons une nouvelle fois que pour qu’une transmission du VIH ait lieu entre un citoyen et un représentant de la force publique il faut : des rapports sexuels, un échange de seringues lors d’usage de drogue, ou bien lors d’une transmission verticale (c'est-à-dire lors de  la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement).
Néanmoins, on sait parfaitement comment éviter de telles transmissions et nos associations de lutte contre le SIDA sont à la disposition des forces de l’ordre pour leur expliquer les moyens efficaces de prévention de la transmission du VIH.

Solidairement,

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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 00:00

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Solidairement,

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 00:00

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Une campagne du gouvernement chilien sur la sensibilisation au Sida, jouant notamment sur l'idée que "mieux vaut mourir de vieillesse", a soulevé une polémique, jugée à la fois de mauvais goût et peu explicite sur le VIH, la transmission et la prévention.
Un spot télévisé montre une personne âgée victime d'un infarctus en prenant une infusion, et décédant chez elle.

Ironiquement, le spot passe alors musique de fête, applaudissements, confettis.

"Mourir de vieillesse est beaucoup plus amusant que mourir du Sida", dit une légende.



Puis l'épouse de la victime, sous le choc, s'effondre à son tour d'une crise cardiaque et décède aux côtés de son conjoint.

Nouvelle musique de fête et bravos, sous la légende "...et si tu meurs avec la partenaire de toute ta vie, c'est encore mieux. Fais attention au Sida. Sois fidèle."



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D'autres spots montrent une jeune séropositive se maquillant et se remaquillant pour masquer les maladies associées au Sida, ou des petits personnages déguisés en spermatozoïdes se heurtant à une paroi en plastique (le préservatif).

La campagne, visible sur le site officiel www.quientienesida.cl, a suscité maints débats et commentaires négatifs sur internet et les réseaux sociaux.



Elle a été critiquée par l'association de séropositifs Vivo Positivo, qui reproche au gouvernement de "s'autocensurer" en n'osant pas parler de sexe.
"Les images ridiculisent et infantilisent le sexe. La campagne devrait parler du préservatif, le montrer, expliquer comment il s'utilise".



Pour le publicitaire Ariel Rementerias, de l'Université de Santiago, "le message n'est pas clair", et ignore le fait que "les campagnes basées sur l'impact plutôt que sur le message n'ont généralement pas d'effet".
Pour le ministre de la Santé Jaime Manalich, "la campagne a parfaitement atteint son objectif", puisque les gens parlent de nouveau du sida.
 Officiellement, 20.000 Chiliens environ ont été diagnostiqués avec le VIH, mais les milieux médicaux estiment qu'il y a entre 35.000 et 50.000 porteurs.

Solidairement,

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Par Sid'Aventures - Publié dans : sidaventures
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