Laissez faire le hasard

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sidaventures

Jeudi 10 mars 2011 4 10 /03 /Mars /2011 00:00

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Thembi est une maman séropositive de 33 ans qui a vécu toute sa vie dans la pauvreté à la campagne. Elle vit seule avec ses trois enfants dans les basses et vertes collines de la région centrale de Manzini au Swaziland, alors que son mari travaille en Afrique du sud.

 

"J’ai peur de gâcher mon traitement.

J’ai raté des rendez-vous à la clinique.

Parfois quand cela arrive, je manque de médicaments.

J’ai démarré un traitement par antirétroviraux il y a deux ans, mais c’est assez irrégulier.

Je suis seule la plupart du temps avec mes trois petits enfants.

Je n’ai pas d’argent pour le trajet en bus et la clinique est trop éloignée pour y aller à pied.

Aussi, je suis très fatiguée la plupart du temps.

Si je pouvais mieux suivre mon traitement, j’aurais peut être plus d’énergie, mais je fais du mieux que je peux.

 

Les enfants doivent être surveillés.

La petite fille âgée de deux ans de ma voisine s’est noyée dans un seau d’eau.

Elle est tombée dedans la tête la première.

Ca a duré seulement cinq minutes, mais quand sa mère est revenue, elle était morte.

Quelque chose comme ça me fait plus peur que de rater mon traitement.

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Je n’ai pas dit à mon mari que j’étais séropositive.

J’ai eu le SIDA de lui, alors je sais qu’il doit avoir le VIH/SIDA mais il n’a pas fait le test.

Ils m’ont dépisté quand j’étais enceinte de ma plus jeune.

Elle a deux ans maintenant.

Je me tais parce qu’il a renvoyé sa première femme après avoir appris qu’elle était séropositive.

Je suis sa seconde épouse.

La première est tombée malade et quand elle lui a dit qu’elle était séropositive, il l’a renvoyée dans la ferme de ses parents.

Il ne s’est pas fait dépister, peut-être parce qu’il avait peur mais je me suis fait dépistée, à cause d’elle.

 

Personne ne sait que je suis séropositive sauf la clinique…

Personne ne doit savoir que je suis séropositive.

Ils peuvent me blâmer et me chasser.

Même les enfants, ils appellent une personne avec le VIH/SIDA ‘une patate pourrie’.

Les gens vous rejettent.

Les gens meurent du VIH/SIDA et personne ne dira que cela en est la cause, parce qu’alors certains membres de la famille refuseront que vous soyez enterré dans le cimetière familial.

 

Quand je vais à la clinique, j’emmène mes enfants.

Je dis à ma belle-famille que nous y allons pour faire leur suivi médical.

Je cache mes médicaments antirétroviraux là où personne ne peut les trouver.

Je me sens très seule quand je fais cela.

Mais je ne veux pas mourir.

J’aime tellement mes enfants.

J’aime mon mari même s’il peut être ignorant et cruel.

Mais il est mieux dans la vie avec moi vivante que morte.

 

Nous n’avons rien, pas d’électricité, et l’eau vient de si loin.

J’aime chanter.

Nous chantons et prions ensemble en tant que famille.

Mes enfants aiment m’entendre chanter.

Ils ont leurs chansons favorites qu’ils me demandent de chanter.

Je resterai en vie pour que je puisse chanter pour eux encore longtemps."

 

Solidairement,

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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 00:00

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La majorité  des étudiants se déclarent « bien informés » en matière de sexualité, alors que 15 % d’entre eux n’utilisent pas de préservatifs

L’enquête nationale de la LDME (La Mutuelle des Étudiants) sur le volet "contraception, sexualité et IST" dresse un constat inquiétant.

15 % des étudiants déclarent encore ne pas utiliser systématiquement le préservatif en cas de relation avec un nouveau partenaire.

23 % pensent à tort que le sida peut se transmettre par piqûre d’insecte,

42 % ignorent que le virus peut se transmettre par l’allaitement et 7 % des étudiants pensent à tort qu’il peut se transmettre en s’asseyant sur la cuvette des toilettes.
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Cette méconnaissance s’accompagne d’une certaine passivité puisque trois quarts des étudiants et près de 60 % des étudiantes n’ont jamais effectué le moindre test de dépistage d’une infection sexuellement transmissible (IST).


40 % des étudiantes déclarent avoir eu recours à la pilule du lendemain.

Soit suite à un accident de préservatif (50 % des cas), soit en cas d’oubli de pilule (37 %) soit parce qu’il n’y avait aucun moyen contraceptif durant le rapport sexuel.

Cette contraception d’urgence est à prendre au plus vite :

dans les 24 premières heures, son pourcentage d’efficacité frôle

les 95 %, il baisse à 85 % entre 1 et 2 jours, et chute considérablement après 2 jours.

6 % des étudiantes déclarent avoir eu recours à une interruption volontaire de grossesse (IVG), mais chez les 20 ans-24 ans, cela concerne 27 jeunes filles sur 1000.

À titre de comparaison, dans la population générale, on en compte "seulement" 14,7 pour 1000, soit deux fois moins.

27 % d’étudiantes se plaignent du manque d’information ou 13 % d’entre eux disent avoir été contraints de renoncer à des soins, du fait de difficultés financières pour pratiquer cette IVG.

Face à ces chiffres inquiétants, il est important de rappeler à tous les étudiants désarmés qu’ils n’hésitent pas à recourir aux services de la MPU (médecine préventive universitaire) ainsi qu’aux BAPU (bureaux d’aide psychologique universitaire) de leur établissement et de multiplier les campagnes de prévention contre le sida.

Sortez couverts !

Solidairement,

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Jeudi 24 février 2011 4 24 /02 /Fév /2011 00:00

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Et ça continue !

Après les étrangers atteints de maladie grave, on s’attaque aux personnes séropositives et aux libertés individuelles ?
  


L’esprit de Noël a peu de prises sur notre gouvernement.

En effet, sur proposition du ministre de l’intérieur, l’Assemblée Nationale vient d’adopter l’article 37 octies de la loi de sécurité intérieure qui prévoit d’imposer  un dépistage du VIH à toute personne ayant commis sur un dépositaire de l’autorité publique des - je cite - «actes  susceptibles d’entraîner sa contamination par une maladie virale grave».
 
Une question me taraude : celà pourrait-il s’apparenter à

un dépistage forcé ?
Oui, car même si le soignant chargé de cette tâche  doit d’abord «s’efforcer d’obtenir le consentement de l’intéressé» (sic), l’intéressé qui refuse écopera de «1 an de prison et 15 000 euros d’amende» !

Et enfin, à la demande de la «victime», le procureur peut obtenir ce dépistage «sans le consentement de l’intéressé».
On ne légifère pas à partir de faits divers…
Ce qui fut autrefois un principe républicain est depuis longtemps foulé des 2 pieds - chaussés de rangers - par les ministres de l’intérieur successifs.
Mais là, M. Brice Hortefeux franchit une nouvelle étape.
Verbatim des débats à l’Assemblée Nationale : «J’ai reçu il y a quelques mois, un courrier de l’épouse d’un gendarme mordu par une personne peut-être contaminée. Je ne puis, bien sûr, vous communiquer les termes de la lettre mais si vous l’aviez eue entre les mains, vous n’auriez pas pu ne pas vous poser la question.»
Face à de tels propos, on aurait plus de risques de mourir de rire que d’une infection virale grave.
Les hommes et les femmes vivant avec le VIH ne peuvent plus supporter d’être constamment stigmatisés.

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NOUS NE SOMMES PAS DES BOMBES VIRALES !
Nous ne représentons aucun danger pour la société !
Mais à force de prendre des coups, nous allons finir par montrer les dents. 
  
Enfin, pour répondre au souci de M. Brice Hortefeux, que les conjointes des policiers et des gendarmes se rassurent, nous ne mordons pas les dépositaires de  l’ordre public, sauf avec leur consentement  et – faut-il le rappeler ? - le VIH  ne s'attrape pas comme ça.
Rappelons une nouvelle fois que pour qu’une transmission du VIH ait lieu entre un citoyen et un représentant de la force publique il faut : des rapports sexuels, un échange de seringues lors d’usage de drogue, ou bien lors d’une transmission verticale (c'est-à-dire lors de  la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement).
Néanmoins, on sait parfaitement comment éviter de telles transmissions et nos associations de lutte contre le SIDA sont à la disposition des forces de l’ordre pour leur expliquer les moyens efficaces de prévention de la transmission du VIH.

Solidairement,

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Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 00:00

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Jeudi 10 février 2011 4 10 /02 /Fév /2011 00:00

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Une campagne du gouvernement chilien sur la sensibilisation au Sida, jouant notamment sur l'idée que "mieux vaut mourir de vieillesse", a soulevé une polémique, jugée à la fois de mauvais goût et peu explicite sur le VIH, la transmission et la prévention.
Un spot télévisé montre une personne âgée victime d'un infarctus en prenant une infusion, et décédant chez elle.

Ironiquement, le spot passe alors musique de fête, applaudissements, confettis.

"Mourir de vieillesse est beaucoup plus amusant que mourir du Sida", dit une légende.



Puis l'épouse de la victime, sous le choc, s'effondre à son tour d'une crise cardiaque et décède aux côtés de son conjoint.

Nouvelle musique de fête et bravos, sous la légende "...et si tu meurs avec la partenaire de toute ta vie, c'est encore mieux. Fais attention au Sida. Sois fidèle."



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D'autres spots montrent une jeune séropositive se maquillant et se remaquillant pour masquer les maladies associées au Sida, ou des petits personnages déguisés en spermatozoïdes se heurtant à une paroi en plastique (le préservatif).

La campagne, visible sur le site officiel www.quientienesida.cl, a suscité maints débats et commentaires négatifs sur internet et les réseaux sociaux.



Elle a été critiquée par l'association de séropositifs Vivo Positivo, qui reproche au gouvernement de "s'autocensurer" en n'osant pas parler de sexe.
"Les images ridiculisent et infantilisent le sexe. La campagne devrait parler du préservatif, le montrer, expliquer comment il s'utilise".



Pour le publicitaire Ariel Rementerias, de l'Université de Santiago, "le message n'est pas clair", et ignore le fait que "les campagnes basées sur l'impact plutôt que sur le message n'ont généralement pas d'effet".
Pour le ministre de la Santé Jaime Manalich, "la campagne a parfaitement atteint son objectif", puisque les gens parlent de nouveau du sida.
 Officiellement, 20.000 Chiliens environ ont été diagnostiqués avec le VIH, mais les milieux médicaux estiment qu'il y a entre 35.000 et 50.000 porteurs.

Solidairement,

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