Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 00:00

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Dans l'émission du jour, un petit rafraîchissement de mémoire s'impose alors que des politiques chassent du côté du Front National.

Jean-Marie, alors président du Front National, est invité sur le plateau de l'Heure de Vérité et vomit sur "le sidaïque est une sorte de lépreux".

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Solidairement,

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Jeudi 27 janvier 2011 4 27 /01 /Jan /2011 00:00

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Le Pr Luc Montagnier, codécouvreur du virus du sida en 1983 et Prix Nobel de médecine 2008, recruté par une université chinoise basée à Shangai, a expliqué à l'AFP qu'il y avait trouvé "esprit d'ouverture, dynamisme et rapidité de décision".

"Depuis plusieurs années, je cherchais à créer un institut de recherches qui permette d'approfondir l'étude par des approches pluridisciplinaires - physique et biologie notamment - des phénomènes que nous avons découverts chez les bactéries et virus", a commenté le Prix Nobel.
"C'est l'université Jiao Tong de Shanghai qui m'a fait l'honneur d'accepter ce projet, en la personne de son président, le Pr Zhang Jie, physicien.

Je ne fais que suivre une tradition d'échanges universitaires entre Shanghai et la France, notamment au niveau médical."

Luc Montagnier a ajouté qu'il continuerait ses autres activités de recherche en Europe, Afrique et Amérique du Nord, "ayant ainsi la chance de pouvoir bénéficier d'acquis scientifiques provenant du monde entier et d'en faire une synthèse", qu'il espère "féconde".

Selon l'université, le célèbre chercheur, âgé de 78 ans, va diriger une équipe de chercheurs au sein de la prestigieuse université Jiao Tong de Shanghai (est de la Chine).

Un "institut Montagnier" sera créé dans l'un des bâtiments du département des sciences de l'université plus que centenaire.

L'embauche de Luc Montagnier a été officialisée par une cérémonie de nomination le 18 novembre dernier, selon un communiqué publié par l'université Jiao Tong.

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Le président du comité du Parti communiste de l'université, Zhang Jie, a estimé que le recrutement du Prix Nobel témoignait du "rapide développement de l'économie, des sciences et technologies, de l'éducation - et notamment de l'éducation supérieure - chinoises".
L'université Jiao Tong est connue pour son classement des universités qu'elle publie chaque année.

L'idée de ce classement diffusé depuis 2003 est née quand Pékin a décidé de se doter d'universités de prestige international.

Il s'agissait de définir les critères pour qu'une université soit considérée de rang mondial et de voir comment les universités chinoises se situaient.

Le professeur Montagnier a été le colauréat du Prix Nobel de médecine en 2008 avec la virologue Françoise Barré-Sinoussi pour la découverte du virus responsable du sida.

Il a consacré 25 ans de sa vie à des travaux sur ce fléau.

Il s'était indigné d'être frappé par la limite d'âge de 65 ans qui imposait, à l'époque en France, le départ à la retraite.
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 00:00

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300 personnes touchées par le VIH environ sont, aujourd'hui, soignées à l'hôpital de Vannes.
20% ont le sida. Les autres sont séropositives.

La moitié est hétérosexuelle.
« La Bretagne est une région où l'épidémie s'est peu développée.

Nous sommes dans la moyenne de la France, hors Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur, » note le Dr Yves Poinsignon.
Mais en Bretagne, le Morbihan est davantage concerné que les Côtes-d'Armor et le Finistère.

Les traitements restent conséquents, avec toujours des effets secondaires. Mais ce sont généralement des médicaments « monoprises », à prendre une seule fois dans la journée.

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« Au centre hospitalier, nous avons mis en place un programme d'éducation thérapeutique.

Il a, notamment, pour but d'informer les patients sur les effets secondaires des traitements, de les aider à les supporter ou à les atténuer... » poursuit Bernadette Le Mabec, infirmière à la consultation.
La trithérapie parvient à bloquer la multiplication du virus et à faire remonter l'immunité.
« 80% des patients vivent, peuvent travailler et fonder une famille... » précise le Dr Anabèle Dos Santos.
Préoccupation nouvelle des soignants : la résistance des virus à certains traitements.
Le VIH ne fait plus peur aux jeunes.
« Nous sommes passés d'une maladie mortelle à une maladie chronique.

Nous rencontrons des cas de contamination récente chez les jeunes.

Or, le VIH provoque toujours beaucoup de souffrances chez les personnes qui en sont atteintes, » explique le Dr Dos Santos.
Actuellement, on recense en France de 7 000 à 8 000 nouvelles contaminations par an.

La quasi-totalité est due à un défaut de protection lors des rapports sexuels.

Parallèlement, le nombre de cas de syphilis flambe en région parisienne. « On en a également davantage dans le Morbihan. »
Il est envisagé, à l'avenir, de proposer un dépistage systématique aux personnes « sexuellement actives » lors de tout contact avec le système de soins.

Des responsables d'associations, formés, pourraient même effectuer eux-mêmes des tests rapides dans les boîtes de nuit, des festivals...
« On estime que 150 000 séropositifs vivent en France.

Parmi eux, 50 000 ne se savent pas séropositifs et ne sont donc pas suivis. La transmission se fait beaucoup par des personnes s'ignorant séropositives, » assure le Dr Dos Santos.

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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 00:00

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Dans le tourbillon émotionnel et hormonal qui guide l'activité sexuelle des adolescents, il semble que le plaisir l'emporte sur la peur et qu'après le VIH, les autres IST prennent le relais du terrorisme sexuel.


Qu'ils soient romantiques, timides, dragueurs, les adolescents rejettent le préservatif, ou mieux l'ignorent.

Après la grande peur du sida qui a mis en cage et en berne l'activité érotique de deux générations, les jeunes d'aujourd'hui semblent vouloir croire à la fable que le VIH est vaincu et semblent vouloir ignorer que, malheureusement, au sexe s'associe toujours, dans les faits, un échange, qui outre la joie et le plaisir, s'associent les virus et les bactéries.

Pour laisser tomber les recommandations il suffit de peu : juste une précaution la première fois avec le très peu sympathique préservatif et une confiance réciproque au fil du temps.
Comme le montrent les données recueillies dans le "Rapport national sur la condition de l'enfance", en Italie,  en 2002 plus de la moitié des garçons utilisaient un préservatif à chaque rapport, mais aujourd'hui, ils ne sont qu'un sur trois à l'utiliser.

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Dans un sondage commandé l'an dernier à Milan, il a été constaté qu'une jeune de 14 ans sur 6 a déjà fait l'amour, et près de 40 % des filles n'ont utilisé aucune protection la première fois", explique Giorgio Vittori, Président de la Sigo:

"Une moitié d'entre elles ne s'est pas protégée même pendant les rapports ultérieurs, malgré le changement de partenaire, ce qui est désormais très répandu.

Nous sommes confrontés à une situation d'urgence, en particulier parce qu'elle implique les très jeunes filles qui semblent déjà femmes physiquement, mais qui en réalité sont toujours des adolescentes au niveau de la gestion de la responsabilité."



Les jeunes entre 14 et 18 ans qui sont plus émancipés, ne semblent plus avoir peur d'expérimenter l'acte sexuel sans préservatif, même par curiosité.

Et ce qui inquiète les médecins, c'est qu'ils n'ont aucune envie de prendre en compte les dangers des maladies sexuellement transmissibles et ne savent rien ou peu en matière de vih, de gonorrhée ou de papillomavirus.



Une ignorance qui se reflète dans le choix des précautions : La plupart d'entre eux sont obsédés par les grossesses non désirées et ont recours à la pilule contraceptive ou du lendemain (en Italie il s'en vend plus d'un millier par jour, surtout aux filles de moins 20 ans).

Méthodes qui sont sans effet contre les virus.



Quand on parle de maladies sexuellement transmissibles, les conséquences majeures concernent le système reproducteur.

Conséquences souvent totalement inconnues par les jeunes qui ne savent pas comment l'erreur d'aujourd'hui pourrait compromettre leur capacité de reproduction de demain.
Francesca, 28 ans, a découvert avoir une infection à chlamydia presque par hasard.

Quelques pertes, une visite chez le gynécologue et le diagnostic.
"Je l'ai contracté en vacances il y a plusieurs années, par le brave gars typique que je rencontrais chaque été à la plage. Lorsque le médecin m'a dit ce que j'avais, il m'a immédiatement mise au courant d'une stérilité potentielle, et maintenant que je suis mariée et que je veux fonder une famille, j'ai une atteinte tubaire et je ne peux pas avoir d'enfants, à cause d'une erreur stupide il y a longtemps", dit-elle.
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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 00:00

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Le 20 mai 1983, le prestigieux journal « Science » publie pour la première fois un article parlant du sida.

Un quart de siècle plus tard, des millions de personnes ont été contaminées par le virus et beaucoup d’entre elles sont mortes.

En 1996, l’arrivée de trithérapies efficaces change la donne.

La mortalité régresse fortement, en tout cas dans les pays du Nord, et des programmes se créent petit à petit pour favoriser l’accès de ces traitements aux pays du Sud.

A la même époque, l’Américain David Ho, du Centre de Recherche Aaron Diamond sur le sida à New York, présente la première d’une série d’études qui suggèrent que l’on peut réduire la quantité de VIH présent dans le sang jusqu’à un taux inférieur à la limite de détection avec maintien de ce niveau jusqu’à l’arrêt du traitement.  

Il est le premier à parler d’éradication.

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Aujourd’hui, le sida n’a pas été éradiqué.

Il est toujours là plus résistant que jamais même si des informations surgissent régulièrement pour annoncer une bonne nouvelle, une étape de plus franchie dans la bataille contre le virus.

Les effets indésirables accumulés parfois depuis plus de 20 ans de séropositivité peuvent se dire comme çà : « On a deux bras, deux jambes, on est capable de sourire. Mais à l’intérieur, c’est Nagasaki, c’est Hiroshima. »

 

Les personnes atteintes s’autodiscriminent par peur d’être stigmatisées.

C’est pourquoi la première émission de l’année nouvelle portera sur les handicaps quels qu’ils soient et le regard porté sur ces différences.

Solidairement,

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Jeudi 30 décembre 2010 4 30 /12 /Déc /2010 00:00

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Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé qu’il approuvera en mars 2011 un projet de loi sur la fin de vie pour permettre aux patients en soins palliatifs de «mourir dignement».


Cette future «loi sur les soins palliatifs et la mort digne» vise à établir des droits pour les patients, leurs familles et les médecins afin que les patients condamnés puissent «mourir sans souffrir», a expliqué le numéro deux du gouvernement Alfredo Perez Rubalcaba.

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«Simplement, quand quelqu’un est en phase terminale, cela veut dire qu’il est cliniquement condamné, qu’il n’y a pas de solution et que ce qui l’attend c’est un calvaire avant de mourir», a expliqué Alfredo Perez Rubalcaba lors d’une conférence de presse, à l’issue d’un Conseil des ministres.


Pour ces cas, «la médecine a des mécanismes pour que la mort, qui est inévitable, se produise dignement, à savoir sans souffrir», a encore indiqué Alfredo Perez Rubalcaba, ajoutant que la future loi serait similaire à celles existant dans d’autres pays européens, en particulier en France où existe une «excellente législation».


La future loi «n’aura rien à voir avec l’euthanasie» qui «est la décision de quelqu’un qui pour une raison propre, et parce qu’il est malade, a décidé de mourir», a encore souligné le ministre de l’Intérieur.


En Espagne, l’euthanasie n’est pas autorisée, mais la loi reconnaît aux malades le droit à refuser d’être soignés.


En France, la loi de 2005 prévoit que les médecins, dans le cadre d’une procédure collégiale et non individuelle, puissent «décider de limiter ou d’arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n’ayant d’autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie».
Ils doivent tenir compte de l’avis du patient ou avoir consulté la personne de confiance qu’il a désignée.

Visiter le site de l'ADMD (association pour l'Aide à Mourir dans la Dignité)

voeux

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Jeudi 23 décembre 2010 4 23 /12 /Déc /2010 00:00

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Alors que le nombre de nouvelles infections a baissé d'un cinquième en dix ans selon Onusida, plusieurs pistes continuent d'être investies pour tenter de protéger l'homme contre ce virus découvert il y a bientôt 30 ans.

Fléau de ce début de siècle, le sida, causé par le virus VIH, est responsable de près de 30 millions de morts dans le monde depuis son apparition au début des années 1980.

De nombreuses équipes de recherche sont mobilisées pour tenter d'enrayer cette crise sanitaire, mais le virus, qui s'attaque au système de défense de l'organisme, est particulièrement difficile à vaincre.

Aucun traitement curatif, c'est-à-dire capable d'éradiquer le VIH chez la personne contaminée, n'existe encore.

En revanche, plusieurs pistes de traitements préventifs ont fait l'objet de progrès notables cette année. Gros plan sur ces pistes prometteuses.

Les vaccins
 
Il y a un an, et pour la première fois depuis le début de l'épidémie, un essai clinique conduit sur 16.000 personnes laissait entrevoir la possibilité d'empêcher la contamination grâce à un vaccin.

Mais celui-ci - en réalité la combinaison de deux vaccins - testé en phase III (sur trois) en Thaïlande, montrait encore une efficacité limitée, avec 30% de personnes infectées en moins par rapport au groupe témoin.

Or, «il faut atteindre 60% pour constater un impact sur l'évolution de l'épidémie», explique Roger Le Grand, responsable du service d'immuno-virologie à l'Institut des maladies émergentes et des thérapies innovantes du Commissariat à l'énergie atomique.

«Cela reste néanmoins une piste importante», estime-t-il, soulignant notamment un point positif : «le vaccin était beaucoup plus efficace pendant la première année suivant l'injection».

Autre piste prometteuse : une équipe américaine a réussi à isoler des anticorps capables de neutraliser 90% des souches connues du VIH.

En inhibant une protéine située à la surface du virus, ces anticorps empêchent le VIH d'attaquer nos cellules immunitaires.

Il s'agit d'une piste intéressante et relativement peu explorée par les recherches ces dernières années.

Mais ces travaux restent à un stade encore très préliminaire - les tests ont été réalisés in vitro, pas encore sur l'animal.

On ignore donc toujours si l'agent actif est capable d'induire la réponse immunogène souhaitée.

Dans le meilleur des cas, il faudra encore attendre 3 ou 4 ans avant d'avoir des résultats sur l'homme.

D'une façon générale, la mise au point d'un vaccin contre le sida est extrêmement délicate car les connaissances sur le virus sont incomplètes. «On est encore loin de voir la lumière au bout du tunnel», résume le Pr Jean-Luc Darlix, virologiste à l'Inserm.

Pour lui, les chances de voir aboutir un vaccin préventif sont plus grandes que celles de disposer d'un vaccin curatif.

Les antirétroviraux
 
On utilise depuis 1996 les antirétroviraux, des molécules qui perturbent la réplication du VIH, pour abaisser jusqu'à un niveau indétectable la charge virale chez les personnes infectées par ce virus.

Outre que cela améliore leurs défenses immunitaires et leur permet de mieux résister aux infections opportunistes, ces personnes sont aussi moins contagieuses lors de rapports sexuels.

Depuis une dizaine d'années, les antirétroviraux sont également prescrits à titre préventif après un rapport à risque.

Ils doivent être pris au plus tard 48 heures après le rapport, où leur effet est supposé maximal, et pendant 2 à 3 jours.

Mais une telle utilisation n'est pas anodine, rappelle Roger Le Grand.

«Il s'agit des mêmes médicaments que ceux pris par les personnes vivant avec le VIH. C'est un traitement lourd qui comporte un risque de toxicité.

Il faut donc que cela reste prescrit par un médecin».

Il n'est donc pas envisageable de les rendre aussi facilement accessibles au public qu'une pilule du lendemain, par exemple.
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Un autre usage des antiviraux vient de faire l'objet d'une publication, évaluant pour la première fois l'effet protecteur de la prise de deux antiviraux, le Ténofovir et l'Emtricitabine, avant et après un rapport à risque, chez des personnes non-infectées.

L'étude iPrEx conduite sur une population homosexuelle masculine a montré une baisse du taux d'infection de 44%.

Cette forme de protection, qui n'est pas totale, ne pourrait donc pas être utilisée seule.

Elle pourrait néanmoins être intéressante pour les populations à risques, comme les professionnels du sexe, estime Roger Le Grand.

«En revanche, il est peu probable que cela se généralise du fait du risque, encore inconnu, de voir se développer des résistances à long terme», estime-t-il.

Le gel microbicide vaginal
 
C'est l'une des grandes découvertes annoncées à la conférence internationale sur le sida de Vienne en juillet.

Des résultats présentés par le centre sud-africain Caprisa après des tests de phase II ont montré que l'application de ce gel contenant un antirétroviral (Tenofovir) pouvait réduire le risque d'infection jusqu'à 50%. Ce produit permet aux femmes de disposer d'un moyen de se protéger sans être dépendantes de la bonne volonté de leur partenaire de mettre un préservatif.

«C'est très positif», note Roger Le Grand. Toutefois, on n'en connaît pas encore les effets toxiques à long terme.

Par ailleurs, il y a là aussi un risque d'induction de résistance à long terme. Les études ont en outre montré que la mise à disposition du gel n'était efficace que si les populations étaient bien informées du mode opératoire. Plusieurs essais se poursuivent néanmoins et «il est probable que cela soit suivi d'une commercialisation», estime Roger Le Grand.

La circoncision

Recommandée par l'Organisation mondiale de la santé depuis 2007, cette intervention permettrait, selon certaines études, de réduire au moins de moitié les risques de contamination.

«Les résultats sont variables d'une étude à l'autre», nuance toutefois le Pr Jean-Luc Darlix. Pour lui, il est possible que le travail d'information mené auprès des hommes circoncis aient induit une conduite plus responsable, biaisant les résultats.

En outre, la généralisation de la circoncision est lourde, car il s'agit d'un acte chirurgical.

Face à la difficulté de mettre au point un mode de protection ou de guérison efficace à 100%, les experts s'accordent à dire que la combinaison de plusieurs stratégies, au premier rang desquelles l'éducation de la population, est la meilleure façon d'assurer la prévention.

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Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 00:00

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Pour la première fois, un pape, Benoît XVI, admet l'utilisation du préservatif "dans certains cas", "pour réduire les risques de contamination" du virus VIH du sida, dans un livre d'entretiens paru le 3 décembre dernier.


A la question "l'Eglise catholique n'est pas fondamentalement contre l'utilisation de préservatifs ?", le souverain pontife répond : "dans certains cas, quand l'intention est de réduire le risque de contamination, cela peut quand même être un premier pas pour ouvrir la voie à une sexualité plus humaine, vécue autrement".


Dans cet ouvrage réalisé avec un journaliste allemand, intitulé "Lumière du monde", et qui aborde une multitude de sujets (pédophilie, célibat des prêtres, ordination des femmes, relation à l'Islam...), Benoît XVI cite un seul exemple pour illustrer son propos, celui d'un "homme prostitué".

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"Il peut y avoir des cas individuels, comme quand un homme prostitué utilise un préservatif, où cela peut être un premier pas vers une moralisation, un début de responsabilité permettant de prendre à nouveau conscience que tout n'est pas permis et que l'on ne peut pas faire tout ce que l'on veut", dit-il.
"Mais ce n'est pas la façon à proprement parler de venir à bout du mal de l'infection du VIH. Cela doit réellement se produire dans l'humanisation de la sexualité", ajoute-t-il.


Jusqu'à présent, le Vatican a banni toute forme de contraception, en dehors de l'abstinence, même comme prévention des maladies sexuellement transmissibles.
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Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 00:00

 

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À presque 40 ans, Christine a accepté de parler à visage découvert le jour où un copain lui a proposé de témoigner dans les écoles.

« J’étais un visage différent, ni homo, ni toxico, ni prostituée.

Je suis une hétéro contaminée lors de mon premier rapport sexuel », résume-t-elle.

Ancienne sportive de haut niveau, elle a joué dans la première division du Paris Saint-Germain.

Son tout premier amant, sportif comme elle, ignore qu’il est séropositif.

« J’étais complètement dans le foot, je ne pensais qu’à la compétition. La prévention ne m’atteignait pas.»

Christine apprend sa contamination alors qu’elle vit encore chez ses parents. bien sûr, le choc est rude.

« Je ne voyais plus de vie possible, je me suis laissée dégringoler », se souvient-elle.

Il lui faudra quelques années pour retaper dans un ballon, par envie et parce que le sport peut diminuer les neuropathies provoquées par l’AZT.

Sur le terrain, Christine ne fait aucune annonce générale, mais elle prévient les coachs.

Faire chaque exercice à fond, ce n’est plus possible.

« J’ai quand même réussi à rejouer en troisième division », dit-elle, satisfaite.

Elle est aujourd’hui entraîneuse bénévole dans une association et milite à sa façon.

Si elle parvient à vivre avec ce virus sans trop se laisser bousiller, elle entend bien être une personne écoutée et entendue, pas une patiente de plus.

Par le passé, pour parvenir à manifester sa réprobation quand un traitement ne lui convenait pas, elle a parfois décidé seule de l’arrêter. et elle ouvre sa gueule.

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« Un jour où je prenais la parole à une conférence au sujet des effets secondaires chez les femmes, un célèbre médecin a dit publiquement que nous devrions être contentes d’avoir les jambes affinées.»

En 2002, Christine apprend qu’elle est également atteinte d’une hyperplasie nodulaire régénérative, une maladie rare, potentiellement induite par le VIH et la prise de Videx.

En décembre 2007, une équipe de l’hôpital Paul Brousse, pro et humaine, lui transplante un foie.

Vingt et une heures d’intervention, des semaines de convalescence ne lui font pas perdre confiance :

« Je n’ai jamais rejeté personne, alors je ne vais certainement pas rejeter mon foie.»

Les mots neutres, ce n’est toujours pas son truc : « Ce virus a déformé mon corps et m’a donné des complexes.

Dans les publications professionnelles, on ne montre jamais de corps féminins abîmés par le VIH », constate-t-elle avec un calme où affleure la rage contenue.

La mobilisation sur la reconstruction de l’abdomen et des fesses est pourtant capitale.

« Parce que les discours du style “faites pas ci, faites pas ça” ou “forcez sur les abdos”, on n’en peut plus...»

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Jeudi 2 décembre 2010 4 02 /12 /Déc /2010 00:00

 

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Un arrêté élargissant les conditions de recours à un test de dépistage rapide du virus de l'immunodéficience humaine, le virus du sida, a été publié mercredi 17 novembre au Journal officiel.

Selon cet arrêté, le test rapide d'orientation diagnostique (TROD) "peut être réalisé chez toute personne, dans son intérêt et pour son seul bénéfice, après l'avoir informée et avoir recueilli son consentement libre et éclairé".


Un précédent arrêté, en date du 28 mai, avait déjà permis l'utilisation des TROD dans des "situations d'urgence", à savoir en cas d'accident d'exposition au sang, en cas d'exposition sexuelle récente, au cours d'un accouchement et en cas d'urgence diagnostique.

Le nouvel arrêté étend également le champ des personnes habilitées à réaliser ces tests.

Ces tests rapides pouvaient déjà être réalisés par les médecins de ville et, dans les établissements de santé ou les services de santé, par les médecins, les biologistes médicaux ou les sages-femmes, ainsi que par les infirmiers et les techniciens de laboratoire, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un biologiste médical.

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Ils pourront désormais être également effectués par "un médecin, un biologiste médical, une sage-femme ou un infirmier intervenant dans une structure de prévention ou une structure associative" dûment habilitée.

Le texte précise les conditions d'habilitation.

Le champ est enfin élargi à tout salarié ou bénévole "non professionnel de santé, intervenant dans une structure de prévention ou une structure associative" habilitée, à condition qu'il ait préalablement suivi une formation spécifique.

Ce type de test permet d'obtenir un diagnostic de séropositivité en trente minutes après prélèvement d'une simple goutte de sang au bout du doigt. Ces mesures s'inscrivent dans le cadre du plan de lutte contre le sida 2010-2014, qui vise à renforcer le dépistage.

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