Le Conseil National du Sida en 2006, puis tout récemment, ce 28 Juin 2010, conjointement avec la Conférence nationale de santé, l'OMS et l'ONUSIDA en 2007, suivis de la Haute Autorité de Santé en octobre 2009, et maintenant le Sénat français, tous ont su ENFIN reconnaître officiellement les graves retards dus « à l'immobilisme préjudiciable » des autorités responsables face à la mise en application de la GENERALISATION de la proposition du dépistage du VIH à l'ensemble de la population concernée (de 15 à 70 ans / puisqu'actuellement ce test n'est obligatoirement proposé qu'aux seules femmes enceintes, décret du 27 Janvier 93, et aux personnes incarcérées.
En outre, la proposition d'un test VIH aux futurs conjoints fut supprimée le 20 décembre 2007...)
Pourtant, c'était depuis le 18 Décembre 1991, que le même CNS avait souligné expressément pour notre Ministère de la Santé les avantages d'une pareille mesure - sans paradoxalement la solliciter clairement (?) - en certifiant sans retenue :
« L'utilité thérapeutique de connaître une séropositivité par le VIH ne peut être discutée : les traitements précoces peuvent allonger la période sans symptômes de l'infection. » ; ce constat préventivement incitatif (tout au moins, cela aurait du l'être...) fut également entériné 3 mois plus tard par le prestigieux Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé : « (...) des progrès récents sur le plan médical permettent de prolonger la période de latence de la maladie et de retarder l'apparition des infections opportunistes. » Avec de surcroît la reconnaissance du Haut Comité de la Santé publique en mars 92 qui signale avec insistance un autre aspect important de cet acte salutaire dans la conclusion de son propre rapport sur le dépistage :
« Les individus qui font pratiquer des tests sont ceux qui ont une préoccupation de connaissance et de protection, il est probable que ce sont les mêmes qui ont une plus grande aptitude à adopter des comportements protecteurs. »
Tout en prenant un exemple significatif d'adhésion des citoyens à cette prévention : « Nous savons que 99 % de femmes acceptent le test en début de grossesse quand il est proposé. »
Ainsi, considérant ces faits suffisamment probants et indéniables, le grand Professeur Léon Schwartzenberg ne put que s'indigner vivement devant les affligeantes lenteurs administratives : « Et c'est, d'ailleurs, à ce moment - là que la moitié des femmes séropositives enceintes découvrent leur maladie. La moitié ! Il était donc ignoble de ne pas leur proposer de dépistage (...) » Le Nouvel Observateur du 21 octobre 93.
Alors, pourquoi, pourquoi, encore et toujours, attendre pour appliquer concrètement et réellement cette mesure éminemment efficace, reconnue et admise - désormais - par tous les acteurs, associations comprises de la prévention en France ?
Elle aurait du / pu, normalement, “éviter” à des dizaines de milliers de victimes d'avoir été contaminée de façon pernicieuse et incompréhensible et à des milliers d'autres d'être morts bêtement de cette terrible maladie.
Et ce n'est surtout pas le Dr Lydia Archimède qui manifestait son inquiétude juste et légitime dans Le Quotidien du Médecin du 5 octobre 07 qui nous dira le contraire : « Selon un étude américaine, un dépistage de toutes les personnes qui ignorent leur statut sérologique ferait chuter le nombre actuel de nouvelles infections de 31%. Si on applique le taux à la France, ce sont 1 290 nouvelles infections qui pourraient être évitées chaque année. » Observation donc reprise par la HAS (Haute Autorité de la Santé) qui, dans la synthèse de ses dernières recommandations explicites d'octobre 09, confirme ces données alarmantes : « Une estimation moyenne de 40 000 personnes infectées ignorant leur séropositivité en 2005 a été proposée (fourchette comprise entre 18 000 et 61 000) ».
Tout en sachant que le virus du SIDA a, lui, tué effectivement plus de 35 000 personnes, rien que sur notre territoire, depuis le début de cette pandémie, et qu'il contamine une personne de plus toutes les heures, pour un individu atteint par ce fléau toutes les 7 secondes dans le monde.
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L'an dernier,
le patron de l'Onusida, Michel Sidibé, avait averti que jusqu'à 50 millions de Chinois risquaient de contracter la maladie, en raison de rapports sexuels non protégés et des infections par
seringues non stérilisées.
Les autorités n'apprécient guère un militantisme qui se transforme vite en critique politique du régime.

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