Lundi 21 septembre 2009
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Jeudi 17 septembre 2009
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C’était un changement réclamé de longue date par tout le milieu associatif. La veille de la Journée mondiale contre l’homophobie, la ministre de la Santé a annoncé à
Libération qu’elle venait de saisir la Haute Autorité de santé (HAS) «afin de publier un décret déclassifiant la transsexualité des affections psychiatriques de longue durée».
La question avait été évoquée au sein du gouvernement, mais même les plus optimistes des militants LGBT (lesbiens, gays, bi et trans) hésitaient à croire à une annonce.
Qu’est-ce qui va changer ? Les trans ne seront plus… dérangés. Ce n’est qu’un geste, mais dans les liens historiquement complexes entre psychiatrie et transexualisme, ce décret devrait apporter,
enfin, un peu plus de clarté. Et surtout de liberté.
Aujourd’hui, selon le ministère de la Santé, «les personnes qui souffrent de trouble précoce de l’identité de genre, les transsexuels ou transgenres, peuvent bénéficier de l’exonération du ticket
modérateur pour les soins et traitements au titre de l’affection longue durée n° 23 (ALD 23) "affections psychiatriques de longue durée"».
Or, les transsexuels ressentent cette admission en ALD 23 «comme très stigmatisante».
Et pour cause, puisque, pour ces derniers, elle introduit une confusion entre transidentité et affection psychiatrique.
«Cette problématique est d’autant plus d’actualité que cette année la transphobie est le thème de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie», explique-t-on au ministère de
la Santé.
Ainsi l’appel intitulé «Refusons la transphobie, respectons l’identité de genre !», lancé à l’initiative de Louis-Georges Tin, organisateur de la Journée mondiale contre l’homophobie, demande cette
déclassification (Libération de vendredi).
Le gouvernement français avait reconnu pour la première fois cette journée en 2008. A l’époque, Roselyne Bachelot avait appuyé cette reconnaissance «en soutenant la démarche».
Hier, le ministère de la Santé a donc décidé d’aller encore plus loin.
«Cette déclassification ne veut pas dire absence de recours à la médecine, ni renonciation au diagnostic médical des troubles de l’identité de genre ou abandon du parcours de prise en charge,
explique-t-on avenue de Ségur, mais c’est un signal très fort adressé à l’ensemble de la communauté LGBT. Cette mesure emblématique va permettre de lutter contre la transphobie.»
Cette déclassification marque un tournant indéniable.
Parallèlement, la Haute Autorité de Santé a lancé, le mois dernier, une consultation publique sur ces sujets.
«C’est la première fois qu’une autorité médicale française se penche sur les questions de la transidentité et le transsexualisme, souligne l’Inter Trans.
Le fait est à saluer, même s’il témoigne surtout du retard considérable pris par la France dans ce domaine et si ce travail relève avant tout d’une demande insistante de la part du tissu associatif
faite il y a cinq ans.»
Pour autant, le rapport de la HAS est jugé insuffisant par le milieu associatif.
Il tente, certes, d’améliorer la prise en charge actuelle mais «en saupoudrant les protocoles d’avancées qui n’arrivent pas encore à respecter le fondement même du droit humain», selon l’Inter
Trans, qui ajoute que «les propositions avancées restent archaïques, frileuses et conservatrices. Qu’il s’agisse de juger du niveau du "trouble d’identité sexuelle", de la stérilisation par
réassignation sexuelle, du changement d’état civil, de l’hormonothérapie, du refus de prise en charge par les structures hospitalières ou de suivi pour des patients séropositifs, les divergences
entre les propositions de la HAS et les revendications des associations trans demeurent importantes».
Solidairement,
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Lundi 14 septembre 2009
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Jeudi 10 septembre 2009
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Lundi 7 septembre 2009
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Jeudi 3 septembre 2009
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"Il ne me reste plus beaucoup de jours à vivre alors j'ai préféré venir ici, parce que les personnes de l'association sont là. Elles ne me laisseront pas mourir tout seul. "
A 36 ans, Bun Chan n'a plus que la peau sur les os.
Atteint du sida depuis quinze ans et de la tuberculose depuis peu, il attend son heure, serein.
A son chevet, Maradeth sourit.
Elle a l'habitude.
Voilà trois ans qu'elle travaille pour l'Association des Utilisateurs d'Antirétroviraux (AUA), à l'hôpital Khmer-Soviet Friendship Hospital, de Phnom Penh, la capitale du Cambodge.
Dans ce petit royaume de 14 millions d'habitants, coincé entre la Thaïlande et le Laos, 75 000 personnes sont contaminées, un fléau aggravé par l'ignorance et l'isolement.
"Séropositif, ici, signifie être montré du doigt, banni de la société.
Vous n'avez plus de proches, plus d'enfants, de femme ou de mari, tout le monde vous tourne le dos, explique Maradeth sans se départir de son sourire. Or, sans bon moral, la maladie s'aggrave
vite."
Et elle sait de quoi elle parle, car voici dix ans qu'elle vit avec la maladie.
Au rez-de-chaussée, Saluth Nhem anime, de son côté, un groupe de parole. Six personnes sont venues aujourd'hui pour lui poser des questions sur la maladie : "Est-ce que je peux avoir des enfants",
s'inquiète Sokhan, une jeune femme
de 24 ans.
"Combien de fois je peux réutiliser la capote ?", demande quant à lui, Narout, guère plus âgé.
"Les questions peuvent paraître naïves, explique Saluth, mais au Cambodge, la majorité des gens ne savent ni lire ni écrire, alors ils n'ont accès à aucune information. Certains pensent même qu'en
disant le mot "sida" ils vont l'attraper !".
La parole, l'écoute et le soutien.
Depuis toujours, ces trois termes sont le ciment de cette association.
Née en 2001, elle prend racine sous un arbre de l'hôpital où une femme vient pleurer son mari défunt et la nouvelle de sa propre séropositivité. Désemparée, elle veut mourir, mais trouve
consolation auprès d'autres Khmers dans la même situation.
A l'époque, on parle peu du sida et aucune structure n'existe dans le pays, classé parmi les plus pauvres du monde.
Alors le petit groupe, soudé par la souffrance, décide de se retrouver tous les jours sous cet arbre, pour se soutenir.
"Parce qu'ensemble, on est plus fort", relève Chhoeurn Chhan,
chef de projet de l'AUA.
La suite ressemble à un joli conte.
Avec une bonne fée passant là, sous les traits de Médecins sans frontières, qui offre en 2002 son aide technique et financière pour transformer
le petit groupe en association.
Aujourd'hui, AUA compte 20 salariés, dont une grande partie de séropositifs,
et aide plus de 4 000 malades.
Elle peut en outre s'appuyer sur plus de 1 000 membres actifs, qui assistent eux-mêmes d'autres séropositifs créant ainsi une chaîne très solidaire.
"Nos missions vont du simple groupe de parole, au soutien psychologique, en passant par des conseils juridiques, explique Chhoeurn. Nous avons aussi ouvert un centre en province et effectuons des
allers-retours pour qu'il y ait toujours une présence.".
Des actions d'autant plus remarquables qu'au Cambodge, se soucier de la collectivité est une entreprise rarissime.
Aidée par Solidarité Sida à hauteur de 10 000 eur par an, AUA touche aussi les fonds d'autres associations internationales.
Ainsi, en 2009, le budget total s'est élevé à environ 80 000 eur qui servent à payer les salaires, les déplacements et à donner cinq dollars à la famille
des membres défunts.
Une somme qui, dans un pays où la plupart des habitants vivent avec moins d'un dollar par jour, apparaît comme un véritable trésor.
"Nous aimerions faire plus", regrette Chhoeurn.
L'espoir fait vivre et AUA fait vivre l'espoir chaque jour.
Reste à espérer que le manque de moyens ne transforme pas le conditionnel en passé.
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Lundi 31 août 2009
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SCENARIOS D'AFRIQUE
: "Les Gosses"
Vidéo envoyée par ScenariosAfrica
Devant la maison de Sylvie, un groupe de jeunes a une discussion animée à propos du test de dépistage VIH.
Est-que c’est une bonne idée ou non de le faire ? Quand la conversation porte sur la transmission mère-enfant, Sylvie ouvre grand ses oreilles… car elle a de bonnes raisons. Réalisé par
Abderrahmane Sissako ; basé sur des idées originales de Ndèye Diasse Samb, 18 ans, Sénégal, et de Guy Merlin Wayap, 21 ans, Cameroun. Un film de la collection SCENARIOS D'AFRIQUE
(www.globaldialogues.org)
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Jeudi 27 août 2009
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Alors que le monde dépense des millions (des milliards?) pour mettre en place des plans de prévention pour lutter contre la grippe A H1N1, alors que presque personne n’est touché (comparé à la
population mondiale) on peut légitimement se poser la question, à qui profite la grippe?
Il y a dans le monde des millions de personnes malades (dont de nombreux enfants) qui meurent chaque année, faute de soins ou surtout faute de prévention, des personnes qui n’ont pas les moyens,
des personnes qui vivent majortairement dans des pays du sud!
D’ailleurs pour se rapprocher de chez nous, en France il n’y a eu qu’un décès accéléré par la grippe A sur une personne déjà atteinte d’une autre maladie, autant dire pas grand monde touchés
gravement.
Et pourtant l’actualité tourne uniquement autour de la grippe A H1N1.
On nous en parle partout, même dans les entreprises, sans doute la peur de problèmes économiques.
Bizarrement le principe de précaution l’emporte aujourd’hui pour la grippe A qui risque de toucher un jour les pays riche, il faudra d’ailleurs financer aussi la protection des pays pauvres sans
quoi la pandémie risque de traverser les frontières (pas comme les nuages radioactifs qui n’étant pas en règles sont restés à la frontière).
Et voilà, alors que dans le monde chaque année des gens meurent d SIDA, du Paludisme ou même de maladie qui sont courantes et non dangereuses chez nous dans les pays riches, tout le monde s’en
fou.
Il faudra sans doute réfléchir un jour à tout cela, laisser crever les pays pauvres faute de financement pendant que de l’autre coté on dépense des milliards pour des effectuer des stocks de
vaccins qui ne seront pas forcément utiles.
La grippette se transformera peut-être un jour en vrai grippe virulente, mais n’oublions pas que ce n’est pas la seule maladie qui fait des victimes, évidement le sida ou le paludisme, la faim ou
le manque d’hygiène dans les pays pauvre c’est moins vendeur, ça ne nous touche pas assez pour nous faire peur.
Si les populations des pays pauvre sont la priorité pour mourir faute de soins, il serait temps qu’elle soit prioritaire pour bénéficier de soins et de prévention alors qu’elles sont les premières
touchées par les différentes maladies.
En s’affolant de la sorte, les différents pays riches semblent plus inquiets sur un éventuel impact négatif de la grippe A sur l’économie que sur la santé des populations touchées.
C’est étonnant de voir comment la solidarité des pays riches envers les pauvres revient quand les riches craignent pour leur économie.
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Lundi 24 août 2009
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SCENARIOS
D'AFRIQUE : "Autour de notre fils"
Vidéo envoyée par ScenariosAfrica
Dans un moment difficile, le chef d’une famille appelle à la rescousse toute la famille au nom de la
solidarité. Son petit-fils vit avec le SIDA, mais n’a pas les ressources pour assumer seul le coût des médicaments lui permettant de vivre plus longtemps. Réalisé par Mahamet-Saleh Haroun ; basé
sur des idées originales de Ibrahim Barry, 14 ans, Mali, et de Margaret Marire, 18 ans, Kenya. Un film de la collection SCENARIOS D'AFRIQUE (www.globaldialogues.org)
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Vendredi 21 août 2009
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21
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