Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 00:00

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Le Conseil National du Sida en 2006, puis tout récemment, ce 28 Juin 2010, conjointement avec la Conférence nationale de santé, l'OMS et l'ONUSIDA en 2007, suivis de la Haute Autorité de Santé en octobre 2009, et maintenant le Sénat français, tous ont su ENFIN reconnaître officiellement les graves retards dus « à l'immobilisme préjudiciable » des autorités responsables face à la mise en application de la GENERALISATION de la proposition du dépistage du VIH à l'ensemble de la population concernée (de 15 à 70 ans / puisqu'actuellement ce test n'est obligatoirement proposé qu'aux seules femmes enceintes, décret du 27 Janvier 93, et aux personnes incarcérées.

En outre, la proposition d'un test VIH aux futurs conjoints fut supprimée le 20 décembre 2007...)

Pourtant, c'était depuis le 18 Décembre 1991, que le même CNS avait souligné expressément pour notre Ministère de la Santé les avantages d'une pareille mesure - sans paradoxalement la solliciter clairement (?) - en certifiant sans retenue :

« L'utilité thérapeutique de connaître une séropositivité par le VIH ne peut être discutée : les traitements précoces peuvent allonger la période sans symptômes de l'infection. » ; ce constat préventivement incitatif (tout au moins, cela aurait du l'être...) fut également entériné 3 mois plus tard par le prestigieux Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé : « (...) des progrès récents sur le plan médical permettent de prolonger la période de latence de la maladie et de retarder l'apparition des infections opportunistes. » Avec de surcroît la reconnaissance du Haut Comité de la Santé publique en mars 92 qui signale avec insistance un autre aspect important de cet acte salutaire dans la conclusion de son propre rapport sur le dépistage :

« Les individus qui font pratiquer des tests sont ceux qui ont une préoccupation de connaissance et de protection, il est probable que ce sont les mêmes qui ont une plus grande aptitude à adopter des comportements protecteurs. »

Tout en prenant un exemple significatif d'adhésion des citoyens à cette prévention : « Nous savons que 99 % de femmes acceptent le test en début de grossesse quand il est proposé. »

Ainsi, considérant ces faits suffisamment probants et indéniables, le grand Professeur Léon Schwartzenberg ne put que s'indigner vivement devant les affligeantes lenteurs administratives : « Et c'est, d'ailleurs, à ce moment - là que la moitié des femmes séropositives enceintes découvrent leur maladie. La moitié ! Il était donc ignoble de ne pas leur proposer de dépistage (...) » Le Nouvel Observateur du 21 octobre 93.

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Alors, pourquoi, pourquoi, encore et toujours, attendre pour appliquer concrètement et réellement cette mesure éminemment efficace, reconnue et admise - désormais - par tous les acteurs, associations comprises de la prévention en France ?

Elle aurait du / pu, normalement, “éviter” à des dizaines de milliers de victimes d'avoir été contaminée de façon pernicieuse et incompréhensible et à des milliers d'autres d'être morts bêtement de cette terrible maladie.

Et ce n'est surtout pas le Dr Lydia Archimède qui manifestait son inquiétude juste et légitime dans Le Quotidien du Médecin du 5 octobre 07 qui nous dira le contraire : « Selon un étude américaine, un dépistage de toutes les personnes qui ignorent leur statut sérologique ferait chuter le nombre actuel de nouvelles infections de 31%. Si on applique le taux à la France, ce sont 1 290 nouvelles infections qui pourraient être évitées chaque année. » Observation donc reprise par la HAS (Haute Autorité de la Santé) qui, dans la synthèse de ses dernières recommandations explicites d'octobre 09, confirme ces données alarmantes : « Une estimation moyenne de 40 000 personnes infectées ignorant leur séropositivité en 2005 a été proposée (fourchette comprise entre 18 000 et 61 000) ».

Tout en sachant que le virus du SIDA a, lui, tué effectivement plus de 35 000 personnes, rien que sur notre territoire, depuis le début de cette pandémie, et qu'il contamine une personne de plus toutes les heures, pour un individu atteint par ce fléau toutes les 7 secondes dans le monde.

Solidairement,

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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 00:00

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Une étude de l'Institut de veille sanitaire (INVS) indique que près de 1.500 enfants de moins de 13 ans sont aujourd'hui porteurs du virus VIH en France.

Florence Lot, de l'InVS, et les chercheurs qui ont participé à l'étude estiment à environ 90 le nombre de nouveaux diagnostics d'infection par le VIH réalisés chaque année, en France métropolitaine, chez des enfants de moins de 13 ans.

Leurs travaux aboutissent à une estimation de 364 diagnostics d'infection chez les enfants en 2003-2006.

Les deux tiers de ces jeunes (226 sur 364) étaient nés à l'étranger, le plus souvent en Afrique subsaharienne, et près de 60 % des diagnostics ont été effectués en Ile-de-France (214 sur 364).

Plus de neuf enfants sur dix diagnostiqués avant l'âge d'un an étaient nés dans notre pays, contre seulement un sur cinq parmi ceux diagnostiqués après leur premier anniversaire.

D'autre part, même si les traitements prophylactiques ont permis une forte diminution du taux de transmission maternelle du VIH, chaque année, 15 à 20 bébés naîtraient porteurs de ce virus dans notre pays.

Et cette estimation ne tient pas compte des femmes dont la séropositivité n'est pas connue à l'accouchement.

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Or, selon des résultats de 2003 de l'enquête nationale périnatale, seules quatre femmes sur cinq déclarent avoir été testées pour le VIH durant la grossesse - alors que le test doit être systématiquement proposé lors du premier examen prénatal -, et 1,5 % d'entre elles ont refusé le test.

"Les recommandations en matière de dépistage des femmes enceintes, répété en fin de grossesse en cas de situations à risque, ont toute leur place pour optimiser la prévention de la transmission mère-enfant", concluent les chercheurs. Selon eux, "la prévalence élevée dans certaines régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne, justifierait de proposer un dépistage du VIH aux enfants qui arrivent en France, afin qu'ils bénéficient d'une prise en charge adaptée".

Solidairement,

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Jeudi 30 septembre 2010 4 30 /09 /Sep /2010 00:00

 

 

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Selon Les Echos, une de ces mesures concerne le taux de remboursement des médicaments "dont le service médical est considéré comme modéré (vignette bleue). Il passerait de 35  % à 30 %.".

Une seconde mesure relèverait de 0,5 point le ticket modérateur qui reste à la charge du patient ou de sa mutuelle pour les consultations de médecins, les actes de kinésithérapie ou encore ceux des infirmières.

Concrètement, pour une consultation de médecin en ville, la prise en charge par la Sécurité sociale passerait de 70 % à 69,5 %.

Troisième mesure : la Sécurité sociale remboursera un peu moins bien certains actes réalisés à l'hôpital (ceux tarifés entre 91 et 120 euros).

Le gouvernement escompte un peu plus de 400 millions d'euros d'économies avec ces trois mesures.

L'idée (logique dans le contexte actuel) est que le poids de ces économies ne soit pas trop ressenties par les personnes malades.

Les personnes qui ont une complémentaire santé verront, en effet, leur mutuelle ou leur assurance rembourser la différence, mais cette nouvelle charge pesant sur les mutuelles sera probablement, d'une façon ou d'une autre, répercutée sur leurs tarifs.

Bref, ce sera comme d'habitude et le reste à charge pour se soigner va encore s'accroître.

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Le journal "Les Echos" évoque, par ailleurs, trois mesures qui concernent plus spécifiquement les personnes atteintes d'une maladie chronique.

Le régime des ALD (affections de longue durée) n'est pas remis en cause, mais des modifications sont néanmoins envisagées.

Ainsi, les frais de transport ne devraient plus être systématiquement remboursés à 100 % comme c'est souvent le cas actuellement.

Deuxième source d'économies, les patients atteints d'hypertension bénigne ne seront plus pris en charge à 100 %.

Cette mesure ne concernera que les nouveaux malades, précise Les Echos. Une troisième mesure concerne les diabétiques : le remboursement des bandelettes d'autotest de glycémie sera limité à une par jour et par patient. Au-delà, ce sont eux qui paieront.


Ces annonces ont fait réagir le CISS (Collectif interassociatif sur la santé) qui a publié (16 septembre) un communiqué.

Le Collectif y dénonce le coup de "rabot social" que pourrait constituer en l'état le plan de financement de la sécurité sociale (PLFSS).

Le CISS estime que les projets pour 2011 renouent "avec les plus mauvaises habitudes : faire payer les usagers".

L'augmentation du ticket modérateur pour la médecine courante et pour l’hospitalisation, la baisse du remboursement des médicaments à vignette bleue renforcent le "recul [d'une] assurance maladie solidaire et universelle !" le CISS estime que l'équilibre du PLFSS "ne doit pas reposer exagérément sur les usagers.

Il y a d’autres solutions.

Elles sont indiquées dans le rapport de la Cour des Comptes publié il y a une semaine, mais dont la lecture n’a manifestement pas convaincu le gouvernement.

Elle indique pourtant que le renoncement à certaines niches sociales permettrait largement de rééquilibrer l’assurance maladie."

 

"Il existe des ressources qui peuvent concourir à l'équilibre des comptes", avance le CISS qui considère que le PLFSS doit autoriser "les agences régionales de santé à regrouper les crédits hospitaliers et de ville pour une réforme véritablement efficace."

Solidairement,

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PS : Retrouvez l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité tous les mois sur Sid'Aventures.

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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 00:00

 

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Les séropositifs de plus de 50 ans, qui suivent des traitements anti-sida depuis des années, vieillissent plus vite et avec plus de difficultés que la population générale mais personne ne semble vraiment savoir comment leur rendre la vie plus facile.

 

Avec l'efficacité des nouveaux traitements antirétroviraux, qui font de l'infection au virus de l'immunodéficience humaine (VIH identifié en 1981) une maladie chronique, les séropositifs peuvent espérer vivre aussi longtemps que la population non infectée.

 

"Nous en recevons qui ont dépassé 80 ans", indique Jean-Michel Molina, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Louis à Paris.

Pour Gottfried Hirnschall, directeur VIH/sida à l'Organisation mondiale de la santé, le sujet a été un peu négligé, alors que le nombre des séropositifs vieillissants ne fait qu'augmenter.

 

Au Kenya, où les trithérapies salvatrices sont arrivées plus tard, les 50-64 ans représentent déjà 5% des personnes infectées.

Aux Etats-Unis, selon une enquête présentée à Vienne à la Conférence internationale sur le sida, les plus de 50 ans constitueront d'ici quelques années plus de la moitié des séropositifs.

Même si la maladie est chronique, le vieillissement est accompagné d'un cortège de problèmes qu'il faut affronter.

La dépression touche 60 à 70% des patients.

D'abord "ils ont arrêté de s'occuper de leur carrière professionnelle, ils ont claqué tout leur argent, sans construire de projet", dit Jean-Luc Romero, 51 ans, conseiller régional d'Ile-de-France.

"Un tsunami va frapper le système de soins, je n'ai pas de carrière, pas de maison, j'aurai une retraite très faible et probablement solitaire, je regarde l'avenir avec beaucoup d'incertitudes", confirme Julian Hows, 54 ans, devant une centaine de personnes, dont la moitié de séropositifs, qui opinent lors d'un atelier à la Conférence.

Et pourtant, "nous sommes là pour durer", lance dans un immense sourire Dorothy Onyango, une grand-mère séropositive du Kenya.

La préoccupation principale des séropositifs vieillissants, selon une enquête britannique, est leur situation financière.

Plus souvent au chômage, ils gagnent moins que les autres, sont plus souvent en dessous du seuil de pauvreté.

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En outre, ils souffrent d'isolement social, se sentent l'objet de stigmatisation et n'osent pas trop en parler, même à leurs amis.

Sur le plan physique, ils font face à un vieillissement accéléré, touchant aussi bien les capacités mentales que le cœur, les muscles et les os.

"Ils ont des maladies qu'il y a chez tout le monde mais plus tôt", relève le Pr Molina : cancers, problèmes cardio-vasculaires, ostéoporose, insuffisance rénale, lipodystrophie (masses graisseuses), diminution de la masse musculaire...

"Deux phénomènes se conjuguent : le vieillissement normal et l'effet des traitements", explique le Pr Molina. Il y a aussi, dit-il, les conséquences de l'inflammation que génère le virus, qui diminue sous traitement sans complètement disparaître. La date où le traitement a démarré pourrait aussi jouer un rôle, ce qui devrait inciter à les fournir plus tôt.

Une solution serait de simplifier les traitements, "mais il faut encore garder leur efficacité", note le Pr Molina.

Les séropositifs, eux, voudraient se sentir moins seuls, et demandent des "groupes de soutien".

Dorothy Onyango, elle, souhaiterait des programmes de soins et de prévention adaptés à leur âge.

Solidairement,

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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 00:00

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Le Conseil National du Sida en 2006, puis tout récemment, ce 28 Juin 2010, conjointement avec la Conférence nationale de santé, l'OMS et l'ONUSIDA en 2007, suivis de la Haute Autorité de Santé en octobre 2009, et maintenant le Sénat français, tous ont su ENFIN reconnaître officiellement les graves retards dus "à l'immobilisme préjudiciable" des autorités responsables face à la mise en application de la GENERALISATION de la proposition du dépistage du VIH à l'ensemble de la population concernée (de 15 à 70 ans / puisqu'actuellement ce test n'est obligatoirement proposé qu'aux seules femmes enceintes, décret du 27 Janvier 93, et aux personnes incarcérées.

En outre, la proposition d'un test VIH aux futurs conjoints fut supprimée le 20 décembre 2007...)

Pourtant, c'était depuis le 18 Décembre 1991, que le même CNS avait souligné expressément pour notre Ministère de la Santé les avantages d'une pareille mesure - sans paradoxalement la solliciter clairement (?) - en certifiant sans retenue :

"L'utilité thérapeutique de connaître une séropositivité par le VIH ne peut être discutée : les traitements précoces peuvent allonger la période sans symptômes de l'infection." ; ce constat préventivement incitatif (tout au moins, cela aurait du l'être...) fut également entériné 3 mois plus tard par le prestigieux Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé :

"(...) des progrès récents sur le plan médical permettent de prolonger la période de latence de la maladie et de retarder l'apparition des infections opportunistes."

Avec de surcroît la reconnaissance du Haut Comité de la Santé publique en mars 92 qui signale avec insistance un autre aspect important de cet acte salutaire dans la conclusion de son propre rapport sur le dépistage :

"Les individus qui font pratiquer des tests sont ceux qui ont une préoccupation de connaissance et de protection, il est probable que ce sont les mêmes qui ont une plus grande aptitude à adopter des comportements protecteurs."

Tout en prenant un exemple significatif d'adhésion des citoyens à cette prévention :

"Nous savons que 99 % de femmes acceptent le test en début de grossesse quand il est proposé."

Ainsi, considérant ces faits suffisamment probants et indéniables, le grand Professeur Léon Schwartzenberg ne put que s'indigner vivement devant les affligeantes lenteurs administratives :

"Et c'est, d'ailleurs, à ce moment - là que la moitié des femmes séropositives enceintes découvrent leur maladie. La moitié ! Il était donc ignoble de ne pas leur proposer de dépistage (...)" Le Nouvel Observateur du 21 octobre 93.

Alors, pourquoi, pourquoi, encore et toujours, attendre pour appliquer concrètement et réellement cette mesure éminemment efficace, reconnue et admise - désormais - par tous les acteurs, associations comprises (à l'époque, la quasi totalité d'entre elles étaient farouchement contre, à l'instar d'AIDES ou d'ACT-UP), de la prévention en France ?

Elle aurait du / pu, normalement, “éviter” à des dizaines de milliers de victimes d'avoir été contaminée de façon pernicieuse et incompréhensible et à des milliers d'autres d'être morts bêtement de cette terrible maladie.

Et ce n'est surtout pas le Dr Lydia Archimède qui manifestait son inquiétude juste et légitime dans Le Quotidien du Médecin du 5 octobre 07 qui nous dira le contraire :

"Selon un étude américaine, un dépistage de toutes les personnes qui ignorent leur statut sérologique ferait chuter le nombre actuel de nouvelles infections de 31%. Si on applique le taux à la France, ce sont 1 290 nouvelles infections qui pourraient être évitées chaque année."

  Observation donc reprise par la HAS qui, dans la synthèse de ses dernières recommandations explicites d'octobre 09, confirme ces données alarmantes :

"Une estimation moyenne de 40 000 personnes infectées ignorant leur séropositivité en 2005 a été proposée (fourchette comprise entre 18 000 et 61 000)".

Tout en sachant que le virus du SIDA a, lui, tué effectivement plus de 35 000 personnes, rien que sur notre territoire, depuis le début de cette pandémie, et qu'il contamine une personne de plus toutes les heures, pour un individu atteint par ce fléau toutes les 7 secondes dans le monde.

Toute autre chose maintenant, aujourd'hui c'est le dernier épisode de notre feuilleton estival et Sid'Aventures voulait remercier tous ceux et celles qui ont collaboré à la réussite de ce projet.

  jb2 copieEt en particulier, le groupe Crépuscule

 

 


 

 

 

Solidairement,

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 00:00

 

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Des religieuses cloîtrées du sud de la France viennent de signer un contrat en vue de l’enregistrement d’un disque avec la maison Decca, label de la pop star sulfureuse Lady Gaga qui milite activement pour la lutte contre le SIDA.

 

Et pas n’importe quelles soeurs puisqu’il s’agit des soeurs bénédictines de l’Abbaye de Notre-Dame de l’Annonciation, située à Barroux dans le Vaucluse, de tendance traditionaliste.
Elles ont remporté un concours international de voix féminines interprétant des chants grégoriens et organisé entre 70 couvents en Europe, aux Etats-Unis et en Afrique.
Elle confient leur projet à Saint Joseph pour les protéger.


Détail significatif, afin de préserver l’intimité des soeurs, le contrat a été remis et signé entre un représentant de Decca et les moniales à travers une grille de barreaux de bois qui sépare les religieuses du monde extérieur.


Qui dira encore que l’Eglise catholique française ne vit pas avec son temps ?

Solidairement,

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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 00:00

 

 

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Nous vous en parlions, il y a quelques semaines :

Une équipe du City of Hope National Medical Center de Duarte en Californie a pu efficacement insérer des gènes antiviraux dans des patients atteints de différentes formes de cancer des lymphocytes.

Cancers, qui sont une des dramatiques conséquences possibles de l’infection par le virus du Sida.

L’idée est de fournir aux cellules immunitaires de l’organisme les moyens de résister au virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

L’objectif premier de cet essai était de vérifier la tolérance et l’innocuité de la thérapie.

Aucun effet secondaire n’est apparu, rapportent les chercheurs.

La quantité de cellules injectées était trop faible pour lutter contre l’infection par le VIH.

Cependant l’essai a permis de constater que deux ans après la greffe, ces cellules produisaient encore les éléments de résistance au virus dont elles étaient porteuses…

A suivre donc avec intêret.

Solidairement,

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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 00:00

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Après des années de harcèlement de la part des autorités, Wan Yanhai, l'un des militants les plus actifs dans la lutte contre le sida en Chine, a finalement craqué et choisi l'exil aux Etats-Unis en début d'année.

C'est l'un des exemples les plus manifestes de la pression exercée en permanence sur les activistes indépendants dans le pays asiatique, un phénomène qui entrave les efforts de la Chine pour améliorer la prévention et le contrôle de la maladie, soulignent les experts et les propres militants.

"La situation des militants anti-sida n'est vraiment pas encourageante", dit à l'AFP Lan Yujiao, une des membres d'Aizhixing, l'organisation de Wan Yanhai, qui poursuit le combat à Pékin.

"Et je ne vois pas la situation changer bientôt", ajoute-t-elle.

Au moins 740.000 personnes vivent avec le virus du sida en Chine, selon les chiffres officiels, sûrement beaucoup plus selon les associations.wan3-photo-20020814.jpgL'an dernier, le patron de l'Onusida, Michel Sidibé, avait averti que jusqu'à 50 millions de Chinois risquaient de contracter la maladie, en raison de rapports sexuels non protégés et des infections par seringues non stérilisées.

Face à ce danger, les autorités ont fait beaucoup d'efforts de prévention dans un pays où les malades continuent à souffrir de discrimination.

En 2007, la Chine a permis la diffusion de la première campagne télévisée pour promouvoir l'utilisation du préservatif et, l'année dernière, le ministère de la Santé et les Nations unies ont lancé une publicité pour lutter contre la discrimination avec la star du basket Yao Ming.

En avril, Pékin a levé les restrictions concernant l'entrée en Chine des étrangers porteurs du virus du sida, une décision applaudie par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et l'Organisation mondiale de la santé.

Mais les pressions sur les militants et organisations indépendants n'ont pas cessé.

Comme Wan, un autre militant de premier plan, Gao Yaojie a quitté la Chine l'année dernière.

En mai, Wan a expliqué à l'AFP qu'il avait fui, car il craignait pour sa vie, sous la pression constante de la police, des autorités fiscales et d'autres administrations.

Il avait déjà subi de nombreuses interpellations et été placé sous surveillance policière.

"Regardez Gao et Wan, qui se sont engagés très tôt dans la lutte pour la prévention du sida, ils ont subi d'énormes pressions, ils ont été contrôlés, harcelés et n'ont pas eu d'autre alternative que de quitter la Chine", dit Lan.

L'association Aizhixing continue à faire face aux pressions.

droits-de-l--homme---jpg.jpg Les autorités n'apprécient guère un militantisme qui se transforme vite en critique politique du régime.

Joe Amon, chargé de la division Santé et droits de l'Homme au sein de Human Rights Watch, souligne pourtant que les organisations non-gouvernementales sont essentielles pour la prévention au sein de groupes à risques, comme les drogués et les prostitués, qui se méfient traditionnellement des autorités.

"En empêchant les ONG et les militants de faire entendre leurs voix, le gouvernement nie l'accès à l'information et aux services vitaux pour la prévention et le traitement à ceux qui sont le plus en danger", dit-il.

Et si le ministère de la Santé s'est engagé ce mois-ci à travailler plus avec la société civile, la police, elle, continue à se méfier d'elle.

"Le défi en Chine est que si le ministère de la Santé se rapproche de la société civile, ce n'est pas le cas nécessairement pour l'ensemble du gouvernement", relève Mark Heywood, conseiller auprès d'Onusida.

Solidairement,

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Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 00:00

 

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La prévalence du VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans a chuté de 25 % dans 15

des 25 pays les plus affectés par le Sida à travers le monde, selon le dernier rapport

annuel de l'Onusida intitulé "Outlook 2010" présenté le 13 juillet dernier.

Selon les données du rapport, l'adoption de comportements sexuels à moindre risque,

l'utilisation du préservatif et la réduction du nombre de partenaires multiples

seraient à l'origine de cette baisse significative.

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A titre d'exemple, le rapport révèle que la prévalence du VIH a chuté de 60 %

au Kenya entre 2000 et 2005, alors qu'elle a diminué de 47 % en Ethiopie chez

les jeunes femmes enceintes dans les zones urbaines et de 29 %

dans les zones rurales.

En France, près de 7.000 personnes ont été contaminées par le VIH en 2008,

selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).

C'est un recul très net et à coup sûr un exemple qui doit interpeller chacun de nous.

Quels pays ont réussi ce pari ?

Le Botswana, la Côte d'Ivoire, l'Ethiopie, le Kenya, le Malawi, la Namibie et

le Zimbabwe. Le Burundi, le Lesotho, le Rwanda, le Swaziland, les Bahamas et

Haïti devraient atteindre cet objectif d'ici fin 2010.



Comment ont-ils fait ?

Les pays concernés ont amplifié leurs campagnes de prévention, incitant à

l'usage du préservatif.

L'Onusida estime qu'il s'agit "d'une percée essentielle pour briser la trajectoire

de l'épidémie."

Le rapport qui vient d'être publié montre que pour la première fois la réduction

de la prévalence du VIH coïncide avec un changement de comportement sexuel :

les experts évoquent une réduction du nombre des partenaires sexuels et

une "utilisation accrue" du préservatif chez les 15-24 ans ayant des

partenaires multiples.



Tout n'est pas réglé pour autant et l'accès aux moyens de prévention

n'est pas devenu aisé pour tous.

Les campagnes ciblant les homos africains restent notoirement insuffisantes.

La pénalisation des actes homosexuels dans certains pays empêche leur émergence.

Cinq millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans vivent avec le sida.

Quelques 900.000 jeunes ont été contaminés en 2008.

Faut-il rappeler que la capote protège du sida ?

Solidairement,

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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 00:00

 

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La politique de dépistage du VIH en France et dans beaucoup de pays développés repose sur la proposition, par les soignants, du test aux populations à risque : les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les usagers de drogues intraveineuses et les hétérosexuels à partenaires multiples.

Cette politique, mise en place à la fin des années 1980, n'est plus adaptée aujourd'hui ni à l'épidémiologie ni à l'évolution de la maladie à l'ère des traitements.

Aujourd'hui, en France, le nombre de personnes infectées par le VIH mais ne connaissant pas leur infection est estimé à 40.000.

Entre un quart et un tiers des individus découvrent leur maladie à un stade tardif.

Les hétérosexuels sont deux fois plus à risque, et les personnes âgées de plus de 60 ans quatre fois plus à risque, de ne pas être dépistés et pris en charge précocement.

D'une part parce qu'ils ne se considèrent pas à risque et d'autre part parce que beaucoup de médecins ne les classent pas dans une population exposée au VIH.

Or, le dépistage peut permettre l'instauration précoce d'un traitement qui va réduire considérablement les risques de morbidité et de mortalité.

La prise en charge thérapeutique précoce a par ailleurs un effet bénéfique pour la collectivité.

En effet, en réduisant la quantité de virus dans l'organisme, les antirétroviraux diminuent le risque de transmission à autrui.

Enfin, la connaissance de son statut sérologique entraîne une modification de ses comportements sexuels à risque.

S'il faut bien sûr maintenir et renforcer le dépistage ciblé et régulier des populations à risque, on doit maintenant élargir le dépistage.

C'est ce qu'a recommandé, en octobre 2009, la Haute Autorité de santé pour l'ensemble de la population âgée de 15 à 70 ans.

Concrètement, chacun devrait se faire proposer un test ou demander à en bénéficier au sein d'une structure de soins.

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Cette offre de dépistage généralisée serait par ailleurs l'occasion de parler de prévention et serait enfin l'occasion de signifier que chaque individu, quelle que soit sa communauté, est potentiellement concerné par le VIH.

Le test effectué par les seuls soignants n'est néanmoins, dans ce contexte, pas suffisant.

Notamment pour dépister les personnes en situation de précarité qui ne fréquentent pas ou peu les structures de soins, ou certains groupes «communautaires».

Il faut aller au-devant de ces populations !

La mise à disposition récente de tests de dépistage à résultat rapide effectués sur une simple goutte de sang prélevée au bout du doigt nous offre une formidable possibilité d'innover.

Aujourd'hui, avec ces tests, le dépistage peut être réalisé ailleurs que dans un laboratoire et être proposé par les acteurs associatifs.

L'ANRS évalue ces nouvelles offres de dépistage, notamment celles réalisées par l'association Aides auprès d'hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.

Les premiers résultats sont encourageants.

Quelle que soit la stratégie de dépistage, médicalisée ou non, rappelons que celui-ci reste une démarche volontaire.

Il est primordial que les droits de la personne, et notamment la confidentialité, soient respectés.

C'est sur ces principes que fonctionne la démocratie sanitaire.

La démocratie tout court.

Solidairement,

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PS : La démarche de Bachelot allant se faire faire un test de dépistage rapide lors de la 18ème Conférence à Vienne a de quoi faire peur. Souvenons-nous qu'elle accepta d'être vacciné devant les caméras contre la grippe H1N1 avec tout le succès que l'on connait.

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Par Sid'Aventures - Publié dans : sidaventures
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