Laissez faire le hasard

Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 00:00
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Alors que d’aucuns veulent une loi sur le port de la burqa, portant atteinte à la dignité de la femme.
Que d’autres veulent que ces femmes voilées soient déchues de leur nationalité française.

La cour administrative d’appel de Bordeaux vient de prendre position dans l’affaire de cette mère célibataire et ses 2 petites filles contre qui la préfecture de la Vienne a décerné en octobre 2008 une obligation de quitter le territoire français à destination de son pays d’origine, la Guinée.
L’affaire Diakouba avait cristallisé l’opposition entre certains magistrats du tribunal administratif de Poitiers et les services de la préfecture.

Partant du constat que l’excision reste une pratique barbare couramment répandue en Guinée, et tout particulièrement au sein de l’ethnie malinké, les juges avaient décidé de s’opposer à tout renvoi vers la Guinée de mères célibataires de petites filles entrées illégalement en France.

A chaque fois, la cour d’appel avait annulé ces jugements.

Pour décider de la conduite à tenir dans le cas de Diakouba et ses 2 filles âgées de 3 et 4 ans, le tribunal s’était réuni dans une formation exceptionnelle, incluant ses trois présidents de chambre et finalement s’était aligné sur la position de la cour de Bordeaux.
Sans grand espoir, les avocats de Diakouba ont saisi cette même cour, qui vient de confirmer le jugement de 1ère instance.
Reconnaissant que “la pratique de l’excision reste répandue en Guinée” les juges d’appel estiment que les autorités guinéennes luttent activement contre cette pratique et qu’il existe dans ce pays des organisations qui prennent en charge les femmes la refusant.

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Il faut savoir qu’en Guinée, effectivement, une loi punit des travaux forcés toute personne pratiquant l’excision.
A ce jour, aucune plainte n’a été déposée et environ 85 % des femmes sont excisées.

Outre les mutilations physique et psychique, la fillette excisée avec les moyens du bord peut contracter l’hépatite C voire le SIDA.
Les renvoyer dans leur pays, c’est piétiner cette dignité dont certains de nos édiles se gargarisent à longueur de journée !
Monsieur le Préfet, pour être haut serviteur de l’Etat, vous n’en êtes pas moins homme !
Non, je me trompe ?
A d’autres époques que la nôtre, des hommes et des femmes courageux n’obéissaient aveuglement aux ordres.
Pourquoi pas vous ?

Solidairement,

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Par Sid'Aventures - Publié dans : sidaventures
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