Jeudi 15 avril 2010
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A l’occasion du Méga Couscous des Familles qui s’est tenu ce samedi 20 mars à l’initiative de “Survivre au SIDA”et de l’association du Comité des Familles, des personnes invitées, concernées
de près ou de loin par le sida sont passés sur la scène du Méga Couscous pour partager leur vécu, leur expérience et leur engagement dans cette lutte quotidienne.
Le premier témoignage était celui de Nabila, maman de trois enfants, séropositive depuis plus de 20 ans : « On en a marre de vivre cachés, on en a marre d’être stigmatisés, on en a marre
d’avoir honte ! »
Elle revient sur ce qu’elle a traversé, sur l’horreur du rejet qu’ont subi « les sacrifiés de la seringue, les sacrifiés de la misère. », sur la perte de sa fille « Mélissa, décédée
en 1997 ».
Tout cela pour affirmer son espoir dans l’avenir et pour remercier ses filles : « Sophia, merci de m’avoir soutenu, ma fille ! ». Toutes les souffrances n’entachent en rien son
désir de dévorer la vie à pleines dents : « La vie continue, la fête se fait ! »
« Ma mère et mon père ont le virus du sida », déclare un jeune homme sur la scène. C’est la première fois qu’il prend la parole publiquement pour évoquer ce secret partagé par sa mère
alors qu’il n’avait que six ans.
« Je suis la preuve vivante que vous pouvez faire des enfants, moi je ne l’ai pas […] je fais 1m85, j’ai 17 ans, je fais 100 kilos et je fais du rugby à côté. »
Même s’il a « accouché… » du haut de ses 17 ans, ce jeune homme est un symbole d’espoir, un regard vers l’avenir pour une jeunesse qui a connaissance des enjeux de cette maladie mais qui
saura s’en garder.
« J’ai brisé 10 ans de silence ».
Alexandra, correspondante du Comité à Pau, parle à son tour de sa sortie de la solitude et de l’isolement face à la maladie grâce à sa rencontre avec l’association.
Impliquée dans toutes les actions du Comité, elle raconte les débuts douloureux mais prometteurs de l’antenne du Comité des Familles à Pau , quelles que soient les chiffres : « Pour la
Saint-Valentin séromantique on était 10. »
Pour cette jeune maman de 4 enfants sa présence au Méga Couscous est l’occasion de rappeler que « Paris c’est super c’est grand, mais il y a aussi des personnes séropositives dans les
campagnes, qui vivent isolés, qui ne veulent pas sortir de chez eux… »
De l’autre côté du micro
Au pied de la scène du Méga Couscous les regards sont perdus, surpris, émus mais surtout interpellés devant le courage de ces personnes qui parlent aussi librement de leur vie avec la maladie.
Pour certains, « c’est la première fois que j’entends des gens parler de ça… face à face. ».
Une première expérience qui laisse sans voix.
Des correspondants du Comité sont venus de toute la France, de Toulouse, de Pau, de Haute-Savoie, Nantes, ou de la banlieue parisienne pour apporter leurs témoignages.
Les quelques 600 personnes présentes ont pu voir que des familles et des personnes touchées par le VIH ne se laissent pas abattre, qu’ils sont bien en vie et plus que jamais déterminés à faire la
fête et a proclamer que « la vie continue » comme le proclame Nabila.
Toutes ces prises de parole constituent « un hommage » à ceux qui ne peuvent pas parler de leur situation avec le sida, expliquera Reda Sadki, président du Comité des familles.
Et, complète Nabila, « pour dire que l’on oublie pas tous ceux qui sont partis à cause de la maladie ».
Solidairement,


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Par Sid'Aventures
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Publié dans : sidaventures
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