Laissez faire le hasard

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sidaventures

Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 00:00

 

 

 

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Sid'Aventures a une pensée pour les malades séropos sans papiers expulsés de France sous prétexte que dans leurs pays il y a la trithérapie !

Nombre d'entre eux sont décédés.

Le racisme cultivé par notre gouvernement partant à la chasse aux voix est une aberration !

 

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Ne m’appelle pas étranger 



parce que je suis né en terre lointaine, 

ou parce que le Pays d’où je viens 



porte un autre nom.

 

 





Ne m’appelle pas étranger

 

parce qu’un sein étranger m’a nourri

 

ou parce que les histoires de mon enfance 



étaient racontées dans une langue qui t’est inconnue. 

 





Ne m’appelle pas étranger

 

parce que l’amour d’une mère 



nous apporte à tous la même lumière. 



Dans leurs chants et leurs caresses, 

proches de leur coeur, 

elles nous imaginent comme des êtres égaux. 





Ne m’appelle pas étranger.

 

Ne pense pas d’où je viens.

 

Il est préférable de penser à notre destin commun 



et voir où le temps nous guide.



 

Ne m’appelle pas étranger.

 

Ton blé est comme le mien 



et tes mains comme les miennes ! 



Et la faim, jamais vaincue, s’abat partout, 

continuellement sans choisir ses victimes.



 

Ne m’appelle pas étranger

 

parce que ta route m’a attiré

 

et parce que je suis né dans un autre pays, 

parce que j’ai connu d’autres océans 



et appareillé à d’autres ports. 





Mais les mouchoirs voletant

 

pour se dire adieu sont les mêmes, 

comme sont identiques les yeux humides de larmes

 

de ceux que nous laissons. 

Les prières et l’amour de ceux

 

qui espèrent notre retour sont les mêmes. 





Ne m’appelle pas étranger.

 

Tous, nous pleurons avec la même voix 



et partageons la même fatigue, 

que nous traînons derrière nous

 

depuis le commencement des temps.

 

Quand les frontières n’existaient pas encore, 



bien avant l’existence de ceux qui divisent et tuent, 



de ceux qui vendent nos rêves 



et qui auraient, un jour, inventé la parole ”étranger”.



 

Ne m’appelle pas étranger.

 

C’est un mot triste, un mot froid qui évoque l’exil.



Ne m’appelle pas étranger.

 

Regarde ton fils courir avec le mien, 



main dans la main, jusqu’au bout du chemin.



 

Ne m’appelle pas étranger 



parce qu’ils ne comprennent rien à la langue, 

aux frontières, aux drapeaux.

 

Regarde-les dans le ciel : 



une seule colombe les emporte 



unis dans un vol unique



 

Ne m’appelle pas étranger.

 

Regarde-moi dans les yeux, 

outre la haine, l’égoïsme et la peur

 

et tu verras que, moi aussi, 

je suis un être humain.

 

Je ne peux pas être un étranger.
 

Rafael Amor, chanteur uruguayen 

Titre original : ”No me llames estranjero”


 

Solidairement,

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 00:00

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Une étude sur les connaissances, les attitudes et les croyances face au VIH montre un sérieux déficit d'information chez les 18-30 ans.

  "Les résultats sont un peu inquiétants" juge Nathalie Beltzer, de l'Observatoire régional de santé- Ile de France :

- Parmi les 2 781 personnes interrogées, 26% des jeunes de 18-30 ans pensent encore que le virus du sida peut se transmettre par une piqure de moustique.

"C'est la génération née entre 1980 et 1992, explique la chercheuse, celle qui a débuté sa vie sexuelle après l'apparition des trithérapies."

- Si 99% des 18-54 ans savent que le virus se transmet lors de rapports non protégés ou d'injection de drogues, ils sont 26% des 18-30 ans à douter de l'efficacité du préservatif !

En 2010, 58% seulement des 18-54 ans considère que le préservatif est tout à fait efficace pour se protéger du VIH.

Ils étaient 74% à le penser en 1994.

Cette baisse laisse penser que les énormités proférées par les intégristes anti-capote font des dégâts...

 

Nous avons choisi 14 idées reçues et nous y répondons :

 

Le VIH et le SIDA, c’est la même chose
 
Le VIH et le Sida sont très souvent confondus.

Pourtant, ils sont très différents.

Le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine) est, comme son nom l'indique, un virus qui peut infecter un organisme et le rendre malade.

Le Sida est un syndrome (une maladie) qui lui est caractérisé par des symptômes.
En fait, le VIH est le virus et le Sida le stade ultime de l'infection par ce virus.

Le VIH envahit petit à petit l'organisme, diminuant les défenses du système immunitaire.

Lorsque celui-ci ne parvient plus répondre aux infections opportunistes, on parle alors de Sida déclaré.
Mais le VIH n'entraîne pas toujours le Sida.

Entre le moment de l'infection et le Sida, il peut se passer de nombreuses années, parfois plusieurs dizaines.

Les traitements permettent aux patients infectés par le VIH de renforcer leur système immunitaire et de maintenir le VIH à un taux minimal dans l'organisme.

Aucun traitement ne permet d'éradiquer totalement le virus, mais le fait de pouvoir ralentir l'envahissement du virus permet aux personnes séropositives de vivre normalement, en dehors des prises de médicaments.

Peu de personnes sont contaminées chaque année
 
L'infection par le VIH n'est pas rare en France.

On estime qu'en 2009 plus de 6 700 personnes ont découvert leur séropositivité en France (6 400 en 2008).

60 % des personnes contaminées l'ont été lors de rapports hétérosexuels et 37 % lors de rapports homosexuels.
Les estimations des pouvoirs publics d'infection étaient de l'ordre de 2 000 à 3 000 par an, les chiffres du dépistage sont donc bien au-dessus.

Il faut donc voir la réalité en face : le VIH concerne aujourd'hui plus de 150 000 personnes en France, dont le tiers ignore sa séropositivité.
Le dépistage du VIH est donc important et concerne toute personne en âge d'avoir des rapports sexuels, de la plus jeune à la plus âgée.

Ce sont surtout les jeunes qui sont infectés par le VIH
 
Contrairement à ce que certaines personnes pensent, ce ne sont pas les jeunes les plus concernés par l'infection par le VIH.

En France, 1 personne sur dix qui découvre sa séropositivité a moins de 25 ans.

9 personnes sur 10 ont donc plus de 25 ans lorsqu'elles apprennent qu'elles sont séropositives.

C'est le cas dans la plupart des pays d'Europe.
Par contre, dans d'autres régions du monde, les jeunes sont beaucoup plus touchés par l'infection du VIH.

A l'échelle mondiale, ils représentent la moitié des nouvelles infections. Mais ça signifie également que l'autre moitié concerne bien les plus de 25 ans.
Le dépistage du VIH doit donc concerner l'ensemble de la population en âge d'avoir des rapports sexuels.

La réalisation du test est indispensable avant d'avoir des rapports sexuels non protégés, indépendamment de la confiance que l'on a en l'autre.

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On repère d'abord le VIH par ses symptômes
 
C'est une idée reçue qui montre à quel point le VIH/Sida est mal connu. L'infection du VIH n'entraîne pas de symptômes, parfois une fièvre et une fatigue, comme dans le cas d'une grippe ou d'une mononucléose.

Mais ces symptômes ne sont pas systématiques et disparaissent rapidement et pendant plusieurs années.
Le seul moyen de savoir si une personne est infectée par le VIH est le test de dépistage.

Car une personne infectée par le VIH peut n'avoir aucun symptôme mais transmettre le virus lors d'un rapport sexuel non protégé.
En fait, les "symptômes" attribués à tort au VIH sont ceux du Sida.

Lorsque le système immunitaire ne peut plus défendre l'organisme contre le VIH, celui-ci envahit le corps et fatigue les défenses immunitaires, laissant la place libre à toutes les infections "qui passent".

On parle alors d'infections opportunistes : elles profitent une baisse des barrières pour entrer et infecter l'organisme déjà affaibli.

Grâce aux nouveaux traitements, on peut guérir du Sida
 
C'est malheureusement faux !

Même si les traitements ont fait de nombreux progrès, permettant à de nombreux patients de voir leur charge virale indétectable et leur permettre une vie quasi normale, ils ne peuvent absolument pas supprimer le virus de l'organisme.

Conséquence : en cas de diminution du système immunitaire, le virus peut se remultiplier et envahir l'organisme, jusqu'à développer le Sida.
Il n'y a donc qu'une solution pour éviter l'infection : se faire dépister régulièrement et se protéger lors des rapports sexuels avec des partenaires qui ne connaissent pas leur statut sérologique.
De nombreux chercheurs travaillent sur un traitement pour éradiquer le VIH de l'organisme, ou même sur un vaccin préventif.

En vain, pour l'instant.

Les espoirs sont nombreux mais aucun n'a encore fait ses preuves.

On ne peut donc pas dire, en 2011, qu'il existe un traitement pour guérir du VIH/Sida.


Le vaccin, c'est pour bientôt
 
Malheureusement, le vaccin contre le VIH/SIDA n'existe pas et ne sera pas disponible avant de nombreuses années pour plusieurs raisons.
D'abord parce que les premiers essais de vaccins préventifs ne sont pas convaincants.

Un vaccin équivalent à un anti-VIH chez le singe a été développé.

Mais il ne protège que la moitié des singes vaccinés.

Il n'est donc pas encore au point.
De nombreuses études sont actuellement en cours pour trouver ce vaccin anti-VIH qui serait sans aucun doute le plus demandé au monde.

Certaines ont montré que l'infection peut être réduite, mais pas pour toute la population vaccinée.

Des améliorations sont donc encore nécessaires avant une mise sur le marché.
Un essai de vaccin thérapeutique contre le SIDA (donc pour les personnes infectées par le VIH, ce n'est pas un vaccin préventif)  a été autorisé par l'Afssaps pour être testé cliniquement à partir de la fin de l'année 2011 et représente donc un grand espoir pour les personnes séropositives.
Malgré tout, le vaccin préventif, comme le thérapeutique, n'est pas pour "demain" car la mise au point d'un vaccin est très longue, une dizaine d'année au minimum, en raison des nombreux tests à effectuer avant de le rendre accessible à tous.

L'espérance de vie avec le VIH est limitée à quelques années
 
C'était vrai lorsque le VIH/Sida a été découvert, au milieu des années 80.

A cette époque, il n'y avait aucun traitement et généralement les patients développaient le Sida, quelques années après l'infection du VIH, et mourraient rapidement.
Mais depuis l'arrivée des trithérapies en 1996, c'est faux.

Dès les années 90, la recherche a fait d'énormes progrès et a permis le développement de ces triples traitements alors que jusqu'à présent un seul était prescrit par patient.
Composé de trois antiviraux différents, le traitement permet dorénavant aux personnes infectées de pouvoir maintenir le virus à un taux très bas pendant plusieurs dizaines d'années.

Le traitement nécessite tout de même une importante rigueur pour ne pas oublier une prise et respecter la posologie.
Des analyses sanguines régulières permettent aux médecins de s'assurer que le traitement est efficace, de l'adapter et de surveiller l'état du système immunitaire et de la charge virale.
Reste tout de même un facteur important : le système immunitaire.

Il est unique à chacun et il est donc impossible de prévoir combien de temps il va "résister" face à l'invasion du VIH.

Elles sont rares, mais certaines personnes peuvent développer un Sida en quelques mois, sans que le traitement ne puisse ralentir l'avancée de la maladie.

Une mère infectée par le VIH le transmet à son enfant
 
Le risque de transmettre l'infection de la mère à l'enfant existe mais est loin d'être automatique.

En l'absence de traitement, le risque "naturel" de transmission est de 15 à 25 %.

L'allaitement par la mère infectée est un facteur qui augmente ce risque jusqu'à 45 %.
Mais lorsque la mère suit un traitement précis pendant sa grossesse, le risque est réduit à moins de 2 %.

Le nouveau-né reçoit lui aussi un traitement à la naissance, durant une ou plusieurs semaines.
Ces traitements sont donc indispensables, notamment dans les pays en voie de développement, pour limiter la transmission du virus de la mère à l'enfant.

Si l'allaitement est recommandé pour apporter le maximum d'anticorps à l'enfant, pour les mères séropositives le choix est problématique car il expose l'enfant à un risque plus important de contracter l'infection.
En France, le dépistage du VIH est proposé à toutes les femmes enceintes mais n'est pas obligatoire.

Les enfants ne peuvent pas attraper le VIH
 
Contrairement à ce que pensent certains, les enfants sont aussi vulnérables au VIH que les adultes.

Alors bien sûr, ils sont moins nombreux chaque année à être contaminés que les adultes, pour la simple et bonne raison qu'ils ne sont pas concernés par les deux principaux modes de

transmission : ils n'ont pas de rapports sexuels et ne se droguent pas.

Mais ils ne sont pas immunisés pour autant.
Généralement, l'infection a lieu pendant la grossesse, l'accouchement ou l'allaitement.

Il existe maintenant des protocoles précis qui permettent de réduire quasi totalement le risque de cette contamination maternelle.

Mais encore faut-il que la mère soit dépistée avant ou pendant sa grossesse pour connaître son statut sérologique.

En France, ce dépistage est proposé à toutes les femmes enceintes mais n'est pas obligatoire.
On estime que chaque année dans le monde, 1 200 enfants naissent en étant porteurs du VIH.

En France, 90 enfants (de moins de 13 ans) en moyenne sont diagnostiqués comme séropositifs chaque année

Le VIH s'attrape aussi par la salive
 
On ne peut pas "attraper" le VIH en embrassant une personne infectée. 

On ne le dira donc jamais assez mais serrer la main, boire dans le même verre ou embrasser quelqu'un de séropositif n'est absolument pas une pratique à risque !

Tant qu'il n'y a pas de contact sanguin ou entre les muqueuses, il n'y a pas de risque.
Il n'y a que les rapports sexuels non protégés, les échanges de seringues entre toxicomanes ou les tatouages réalisés avec des outils non stérilisés, qui sont à risque d'une transmission de l'infection du VIH.
De même, les poches de sang utilisées pour les transfusions sont systématiquement testées pour s'assurer qu'elles ne sont pas contaminées par le VIH, il n'y a donc rien à craindre.



On peut être infecté par le VIH en s'asseyant sur la cuvette 

des toilettes
 
Répétons-le autant de fois qu'il le faudra : le VIH ne se transmet pas dans les toilettes publiques.

Le VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine) est, comme son nom l'indique, un virus.

Et comme tous les virus, il ne survit que quelques secondes en dehors du corps humain.
Impossible donc de le retrouver vivant dans les toilettes ou sur les serviettes de toilette.

En plus, le VIH est une infection transmissible lors des rapports sexuels et non par la peau qui, elle, est une barrière infranchissable pour les virus et notamment celui du VIH.
Seuls les rapports sexuels non protégés et les échanges entre seringues contaminées peuvent entraîner la transmission de l'infection.

Mais sachez que la légende des seringues contaminées par le VIH retrouvées dans les parcs ou les cinémas est, elle aussi, fausse : après quelques minutes, le sang contenu dans la seringue coagule et le virus meurt aussitôt.

La pilule et le stérilet protègent du VIH
 
Toutes les contraceptions hormonales (la pilule, le stérilet hormonal, l'implant, les patchs ou encore les anneaux) ou locales (spermicides, ovules, diaphragme) ont un but précis : éviter une grossesse.

Mais en aucun cas, ces contraceptions permettent de protéger contre les infections sexuellement transmissibles comme le VIH.
En fait, il n'existe que deux protections efficaces contre le VIH : le préservatif (masculin ou féminin) et l'abstinence.
Pour envisager des rapports sexuels sans risque et sans préservatif, les deux partenaires doivent d'abord faire un test de dépistage des infections sexuellement transmissibles et avoir une relation stable et monogame.

Les préservatifs ne sont pas fiables
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Les préservatifs sont fiables et heureusement : ils sont actuellement le seul moyen connu pour éviter la transmission du VIH lors des rapports sexuels quels qu'ils soient.
Le préservatif est efficace, à condition qu'il soit bien utilisé.

Par exemple, il doit être mis avant la pénétration.

Il est inefficace de le mettre uniquement à la fin du rapport car du sperme est libéré avant l'éjaculation, en plus faible quantité (pour assurer la lubrification) et une contamination peut donc avoir lieu.
Les rapports anaux et buccaux nécessitent également l'utilisation de préservatif pour limiter le risque d'infection.
Enfin, la confiance en l'autre ne suffit pas.

Lorsqu'un couple souhaite arrêter l'utilisation de préservatifs, il doit d'une part aller faire un test pour s'assurer de leur séronégativité réciproque et être monogame.
Il est inutile d'utiliser deux préservatifs l'un sur l'autre : la protection n'est pas supérieure car le risque de déchirure augmente.
Les préservatifs sont divers et variés.

Mais l'important est de choisir des préservatifs qui sont aux normes européennes (mention CE).

Le virus du Sida peut se transmettre par les moustiques
 
Le VIH n'est pas le paludisme !

Mettons-nous à l'échelle du moustique pour mieux comprendre.

Lorsque la femelle moustique nous pique (le mâle ne pique pas), elle injecte sa salive qui contient un anti-coagulant pour prélever plus facilement le sang. Or, on sait que le VIH ne se transmet pas par la salive (ni de l'homme, ni du moustique).

Elle peut donc ensuite tranquillement aspirer quelques gouttes de sang.
En plus, le VIH/Sida est un virus assez fragile et il survit très peu de temps après aspiration par le moustique : il ne peut pas se multiplier dans le corps du moustique et disparaîtra rapidement du sang prélevé.

Enfin, les moustiques ne piquent pas plusieurs fois de suite, ils vont d'abord digérer le repas et éradiquer en même temps le virus.

Au final, il n'y a donc aucun échange entre le sang prélevé et celui qui sera ensuite prélevé lors de la piqure suivante.
Pas de soucis donc pour la contamination par les moustiques qui par contre peuvent être porteurs de la dengue, la malaria ou le paludisme

 

Solidairement,

Ian

 

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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 00:00

 

 

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Un médecin canadien a remonté la piste du virus jusqu’au cœur de l’Afrique centrale et montré comment, de hasards en négligences, le VIH s’est propagé aux États-Unis.


Tout commence aux alentours de 1921.
D’après les datations moléculaires, c’est à cette date que le premier homme a été infecté par le virus du sida en Afrique centrale.
Ce n’est que 60 ans plus tard que les autorités américaines commenceront à s’inquiéter d’une étrange maladie touchant les homosexuels.

 
Que s’est-il passé entre-temps ?
C’est tout l’objet des recherches du Québécois Jacques Pépin.
Dans son livre The Origins of AIDS (« Les origines du Sida »), dont l’International Herald Tribune s’est fait l’écho le 19 octobre dernier, il s’emploie à retracer le chemin du virus.
L’épidémie, explique-t-il, n’aurait jamais pu connaître une telle expansion sans l’aide – involontaire, mais tristement efficace – des médecins des puissances coloniales.
L’ancêtre du VIH ne se retrouve que chez une minorité de chimpanzés vivant entre le Cameroun et la République Démocratique du Congo.
Il n’a donc pu initialement se transmettre qu’à un très petit nombre de chasseurs locaux qui étaient blessés au moment où ils sont entrés en contact avec un singe contaminé.


Pour le scientifique, qui a fouillé les archives coloniales françaises, belges, britanniques et portugaises, ces premiers porteurs n’ont pu être que trois, tout au plus.
Avec un foyer initial aussi restreint, il est selon lui mathématiquement impossible que l’épidémie ait pu atteindre l’ampleur actuelle à cause des seules transmissions sexuelles.
Au premier rang de ses « amplificateurs » probables : les campagnes de vaccination intensives menées avec du matériel réutilisé.
Ayant travaillé au Zaïre au début des années 1980, le docteur Pépin estime, avec le recul, que lui-même a pu provoquer involontairement la contamination de certains patients


Restait à comprendre comment le virus avait franchi l’Atlantique.
Et là encore, Jacques Pépin a une hypothèse.
Dans les années 1960, l’ONU envoie déjà au Congo de nombreux bureaucrates et enseignants.
Des milliers d’Haïtiens sont recrutés pour l’occasion.
Il est probable, poursuit le scientifique, qu’un seul d’entre eux ait ramené le virus à Port-au-Prince, vers 1966, qui a alors bénéficié de deux facteurs favorables à son développement : l’existence d’un centre de don de plasma sanguin, qui exportait sa collecte vers les États-Unis, et le tourisme homosexuel américain.
Les patients recevant fréquemment des transfusions sanguines et la communauté gay seront les premiers Américains touchés.

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Avec l'Ong poitevine Initiative Développement, nous nous poserons la question sur ce que sont devenus vos dons puis dans la seconde partie de l'émission, nous lancerons la 8ème campagne de l'opération "Paquets-cadeaux" qui se déroulera du 30 novembre au 30 décembre dans le magasin Cultura à Chasseneuil du Poitou (86) avec Benoit-Karim.


Si vous souhaitez faire un don pour le Centre Djenandoun Naasson (Moundou, Tchad) et permettre ainsi à des enfants et leur famille touches par le VIH d'accèder gratuitement aux traitements antirétroviraux, c'est tout simple :

Libellez votre chèque à l'ordre de : ID / CDN et envoyez-le à :

Initiative Développement

20 Rue de Ladmirault

86000 POITIERS.

(Selon la loi de finance, vous pouvez déduire de vos impôts 66% de votre don dans la limite de 20% de votre revenu net imposable. Exemple : je fais un don de 100€, je pourrai déduire de mes impôts 66€, mon don me coute en réalité 34€.)

Solidairement,

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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 00:00

 

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       Écouter, c'est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu'un.

C'est lui dire tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là.  
       Écouter, c'est commencer par se taire...

Avez-vous remarqué combien les dialogues sont remplis d'expressions de ce genre: "c'est comme moi quand...," ou bien " ça me rappelle..." 

Bien souvent, ce que l'autre dit n'est qu'une occasion de parler de soi.
       Écouter, c'est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser transformer par l'autre.

C'est accepter que l'autre entre en nous même comme il entrerait dans notre maison et s'y installerait un instant, s'asseyant dans notre fauteuil, y prenant ses aises.
       Écouter, ce n'est pas chercher à répondre à l'autre, sachant qu'il a en lui-même les réponses à ses propres questions.

C'est, refuser de penser à la place de l'autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.
       Écouter, c'est accueillir l'autre avec reconnaissance, tel qu'il se définit lui-même, sans se substituer à lui pour lui dire ce qu'il doit être.

C'est être ouvert, positivement, à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l'autre le temps et l'espace de trouver la voie qui est la sienne.
       Écouter, ce n'est pas vouloir que quelqu'un soit comme ceci ou cela, c'est apprendre à découvrir ses qualités spécifiques.

Être attentif à quelqu'un qui souffre, ce n'est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c'est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s'en libérer.
       Apprendre à écouter quelqu'un, c'est l'exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos propres détresses.
       Écouter, c'est donner à l'autre ce que l'on ne nous a peut-être jamais donné : de l'attention, du temps, une présence affectueuse.
        C'est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous même, notre corps et nos émotions, c'est le chemin pour apprendre à écouter la terre  et la vie, c'est devenir poète, c'est sentir le coeur et voir l'âme des choses.

A celui qui sait écouter est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure de tout vivant.

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Si vous souhaitez devenir écoutant ou écoutante à Epheta, envoyez une lettre de motivation à l’adresse suivante :

Epheta

9bis rue du jardinet

86000 Poitiers

 

Et si vous avez envie de parler, d’être écouté en toute confidentialité, le groupe Epheta de Poitiers est à votre disposition 7 jours / 7 de 14 heures à 21 heures en appelant le 05.49.88.23.27

Solidairement,

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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 00:00

 

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Certains catholiques sont non seulement en faveur des nouveaux manuels de SVT qui introduisent l’étude du genre au lycée, mais revendiquent même que l’Evangile soutient cette dernière. 

80 députés UMP, rejoints par 113 sénateurs, ont envoyé le 30 août une lettre à Luc Chatel pour leur demander le retrait des nouveaux manuels de SVT des lycéens ES et L.

En cause, un chapitre qui propose quelques lignes sur les gender studies américaines, selon lesquelles l’identité sexuelle n’est pas réductible au sexe biologique, mais dépend aussi d’une construction sociale. 

Dans cette lettre, les députés reprennent une critique déjà formulée par l’Enseignement catholique en mai dernier.

Le 5 septembre, l’Association des Familles Catholiques a d’ailleurs adressé une lettre de soutien à ces députés. 

Cette vision ne représente pas celle de la totalité des catholiques. D’autres, moins médiatisés, se sont exprimés publiquement en faveur de ces nouveaux manuels.

Qui sont-ils ?

Jeunes blogueurs discrets ou représentants plus âgés d’associations homosexuelles et féministes, ils n’en ont pas pour autant perdu la foi.

Homosexuel, féministe et catholique ? Oui, c’est possible. 

L’association FHEDLES (Femmes et Hommes, Égalité, Droits et Libertés dans les Églises et la Société), anime depuis 10 ans un centre de recherche et de documentation intitulé «Genre en Christianisme», qui a pour objet «l’étude critique de la construction religieuse du genre et de ses modes d’influence dans la société civile». 

En réaction à la demande de Christine Boutin de retirer les  nouveaux manuels de SVT le 31 mai dernier, le communiqué de la FHEDLES est cinglant : 

«Nous affirmons que tous les catholiques ne partagent pas les inquiétudes et refus qui font jour à propos des analyses de genre.

Il est nécessaire que les jeunes comprennent l’origine des discriminations et des injustices entre les sexes (…)

Disqualifier les théories du genre en les faisant passer pour une idéologie de l’indifférenciation est une malhonnêteté.» 

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Pour ces catholiques libéraux, parler d’idéologie pour qualifier les gender studies traduit une mauvaise connaissance du sujet. 

Anthony Favier est agrégé d’histoire religieuse et milite pour l’association d’homosexuels chrétiens David et Jonathan.

Il a aussi été formé aux gender studies durant son cursus universitaire.

Sur son blog Penser le genre catholique, il décrypte la manière dont les catholiques conservateurs comprennent les études sur le genre. 

Bien avant la polémique des manuels de SVT, des catholiques s’étaient déjà prononcés contre les gender studies.

C’est le cas, par exemple, de l’Association des Familles catholiques, dont la commission juridique a publié en 2007 un rapport sur la théorie du genre. 

Mais dans ce type d’analyse, les catholiques conservateurs ne prennent pas le temps de citer les auteurs des gender studies : Ann Oakley, Rubin Gayle, Nicole G. Albert…

En revanche, ils citent des auteurs qui sont contre l’étude du genre! Ce qui donne une approche tronquée du sujet. 

Anthony Favier a  notamment identifié deux auteurs qui reviennent systématiquement.

Le premier, explique-t-il, est Tony Anatrella, consulteur au conseil pontifical pour la famille et psychanalyste : 

«Il fait une lecture extrêmement malhonnête et caricaturale du sujet. Pour lui, les associations homosexuelles et féministes forment un lobby, qui a inventé une théorie selon laquelle chacun choisit son sexe comme il l’entend ! C’est faux !

À la limite, on peut comprendre comme ça le genre avec Judith Butler, mais elle est très contestée. D’ailleurs elle se revendique plus du mouvement Queer, mouvement radical qui s’intéresse aux sexualités alternatives. Elle-même est critique de travaux qui étudient le genre.

Ces catholiques veulent faire croire que Judith Butler est la chef de file du mouvement des genres !» 

Le deuxième auteur souvent évoqué par les catholiques hostiles aux gender studies est Jacques Arène, psychanalyste et éditorialiste à la revue chrétienne La Vie.

Anthony Favier analyse sa démarche : 

«Pour lui, si les homosexuels ont eu des droits, c’est qu’ils ont manipulé l’opinion publique après les ravages du SIDA et en inventant le concept d’homophobie -donc il n’y croit pas-. Il appartient aussi aux "masculinistes", des anti-féministes qui pensent qu’on a dévirilisé les hommes.

Comme c’est un psychanalyste, il s’appuie sur Freud, qui était très attaché à la figure du père, représentant de l’autorité, du surmoi moral.» 

Pour Anthony Favier, la seule expression «théorie du genre» est erronée : 

«C’est une appellation utilisée par ces catholiques. À Paris VII, on parle de sociologie du genre, d’histoire du genre. Le terme "théorie" sert à montrer qu’il ne s’agit pas de science mais d’une idéologie.» 

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Si l’Eglise a tant de mal à accepter les gender studies, c’est sans doute parce qu’elle se sent visée par ce que ces études dénoncent :

la réduction de l’identité sexuelle au sexe biologique.

Ce qui conduit à déclarer qu’un homme doit se comporter de telle manière, tandis qu’une femme doit se comporter d’une autre. 

L’Eglise assigne en effet aux hommes et aux femmes des rôles et des qualités bien distincts.

L’institution est donc elle-même «créatrice de genre». 

C’est ce que dénonce l’association FHEDLES.

Alice Gombault, secrétaire générale de l’association, reconnaît les progrès du Concile Vatican II en terme d’égalité entre les hommes et les femmes dans l’Eglise.

Mais selon elle, ces progrès ne sont que théoriques : 

« Dans la théorie, les choses ont changé : on ne peut plus dire que les femmes sont inférieures aux hommes. Un principe d’égalité est acquis. Des interprétations de la Bible ne sont plus acceptées, comme le "Femmes, soyez soumises à vos maris" de Saint Paul.» 

En 1988, pour la première fois, un pape aborde des propos nouveaux concernant les relations entre femmes et hommes :

dans sa lettre apostolique sur la vocation et la dignité de la femme, Jean-Paul II parle d’«égalité essentielle» et de «parfaite réciprocité entre eux». 

Cette nouvelle vision se poursuit en 1995, quand le pape écrit aux femmes du monde entier.

Il y exprime des regrets et reconnaît la responsabilité de l’Église dans la dénaturation et la réduction en esclavage des femmes. 

Alice Gombault regrette que «ce progrès ne soit pas suivi de faits pratiques».

Aujourd’hui, par exemple, seuls les hommes ont le droit à l’ordination (sacrement qui permet de devenir prêtre), au motif que les femmes ont un charisme différent : on leur prête des qualités particulières comme l’accueil, l’écoute.

Elles sont donc animatrices de catéchisme, ou chargées de l’accueil dans les paroisses… 

Cette différenciation entre le rôle des hommes et les femmes dans l’Eglise se fait même dès le plus jeune âge, raconte Alice Gombault : «Il y avait eu un certain progrès quand on a permis aux petites filles d’être enfant de chœur comme les garçons. Mais aujourd’hui, des évêques y sont opposés.

Dans certaines paroisses, les petites filles apportent le pain et le vin jusqu’en bas de l’autel, et ensuite ce sont les petits garçons qui le montent à l’autel.

Il y a une vraie barrière du sacré !» 

  

Si l’Eglise est en désaccord avec la sociologie du genre, l’Evangile, au contraire, la soutient, affirment les catholiques libéraux. 

J. , 25 ans, catholique fraîchement diplômé de l’ENS (Ecole Nationale Supérieure) Lyon, a suivi pendant sa formation des cours de gender studies.

Pour lui, les études de genres ne sont pas incompatibles avec le christianisme. Les deux discours, pour lui, mettent en avant la « personne », avant le sexe féminin ou le sexe masculin :

«En fait, plutôt qu’un homme ou une femme, on est avant tout une personne devant Dieu. C’est ce que dit l’apôtre Paul (Ga 3/28) : "Il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Jésus Christ".»

Les gender studies expliquent que le sexe biologique n’a pas forcément d’influence sur la sexualité des êtres humains ?

«Même discours dans l’Evangile !», affirme Christine Pedotti, 50 ans, théologienne et  co-fondatrice des associations catholiques féministe Le Comité de la Jupe et la Conférence Catholique des Baptisés de France.

Elle explique :

«L’Eglise a toujours dit que l’être humain n’était pas soumis par sa sexualité biologique. C’est en se basant sur ce concept que l’Eglise soutient le célibat ecclésiastique. Dans l’Evangile selon Mathieu, chapitre 19, verset 12, il est même dit : "il y a des eunuques qui se sont fait eux-mêmes eunuques pour le Royaume !" ».

Le baptême lui-même est exempt de toute distinction entre les deux sexes, remarque Christine Pedotti :

«On baptise les hommes et les femmes avec exactement le même geste. Il n’y a aucune variante, aucune différence. Ce qui n’est pas le cas dans d’autres religions.»

Mais après le baptême, il semble que la totale égalité entre les hommes et les femmes dans l’Église soit quelque-peu oubliée…

 

Solidairement,

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Par Sid'Aventures - Publié dans : sidaventures
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