Une équipe du City of Hope
National Medical Centerde Duarte en Californie a pu efficacement insérer des gènesantiviraux dans des patients atteints de différentes formes de cancer
des lymphocytes.
Cancers, qui sont une des dramatiques conséquences possibles de l’infection par le virus du
Sida.
L’idée est de fournir aux cellules immunitaires de l’organisme les moyens de résister au virus
de l’immunodéficience humaine (VIH).
L’objectif premier de cet essai était de vérifier la tolérance et l’innocuitéde la thérapie.
Aucun effet secondaire n’est apparu, rapportent les chercheurs.
La quantité de cellules injectées était trop faible pour lutter contre l’infection par le
VIH.
Cependant l’essai a permis de constater que deux ans après la greffe, ces cellules
produisaient encore les éléments de résistance au virus dont elles étaient porteuses…
A suivre donc avec intêret.
Solidairement,
Pour écouter et/ou télécharger
notre émission, cliquer sur le ruban rouge. Pour un commentaire ou une proposition de thème d'émission, notre boite vocale : 05.49.47.97.96. Merci.
Après des années de harcèlement de la part des autorités, Wan Yanhai, l'un des militants les plus actifs dans la
lutte contre le sida en Chine, a finalement craqué et choisi l'exil aux Etats-Unis en début d'année.
C'est l'un des exemples les plus manifestes de la pression exercée en permanence sur les activistes indépendants
dans le pays asiatique, un phénomène qui entrave les efforts de la Chine pour améliorer la prévention et le contrôle de la maladie, soulignent les experts et les propres militants.
"La situation des militants anti-sida n'est vraiment pas encourageante", dit à l'AFP Lan Yujiao, une des membres
d'Aizhixing, l'organisation de Wan Yanhai, qui poursuit le combat à Pékin.
"Et je ne vois pas la situation changer bientôt", ajoute-t-elle.
Au moins 740.000 personnes vivent avec le virus du sida en Chine, selon les chiffres officiels, sûrement beaucoup
plus selon les associations.L'an dernier,
le patron de l'Onusida, Michel Sidibé, avait averti que jusqu'à 50 millions de Chinois risquaient de contracter la maladie, en raison de rapports sexuels non protégés et des infections par
seringues non stérilisées.
Face à ce danger, les autorités ont fait beaucoup d'efforts de prévention dans un pays où les malades continuent à
souffrir de discrimination.
En 2007, la Chine a permis la diffusion de la première campagne télévisée pour promouvoir l'utilisation du
préservatif et, l'année dernière, le ministère de la Santé et les Nations unies ont lancé une publicité pour lutter contre la discrimination avec la star du basket Yao Ming.
En avril, Pékin a levé les restrictions concernant l'entrée en Chine des étrangers porteurs du virus du sida, une
décision applaudie par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et l'Organisation mondiale de la santé.
Mais les pressions sur les militants et organisations indépendants n'ont pas cessé.
Comme Wan, un autre militant de premier plan, Gao Yaojie a quitté la Chine l'année dernière.
En mai, Wan a expliqué à l'AFP qu'il avait fui, car il craignait pour sa vie, sous la pression constante de la
police, des autorités fiscales et d'autres administrations.
Il avait déjà subi de nombreuses interpellations et été placé sous surveillance policière.
"Regardez Gao et Wan, qui se sont engagés très tôt dans la lutte pour la prévention du sida, ils ont subi
d'énormes pressions, ils ont été contrôlés, harcelés et n'ont pas eu d'autre alternative que de quitter la Chine", dit Lan.
L'association Aizhixing continue à faire face aux pressions.
Les autorités n'apprécient guère un militantisme qui se transforme vite en critique politique du régime.
Joe Amon, chargé de la division Santé et droits de l'Homme au sein de Human Rights Watch, souligne pourtant que
les organisations non-gouvernementales sont essentielles pour la prévention au sein de groupes à risques, comme les drogués et les prostitués, qui se méfient traditionnellement des
autorités.
"En empêchant les ONG et les militants de faire entendre leurs voix, le gouvernement nie l'accès à l'information
et aux services vitaux pour la prévention et le traitement à ceux qui sont le plus en danger", dit-il.
Et si le ministère de la Santé s'est engagé ce mois-ci à travailler plus avec la société civile, la police, elle,
continue à se méfier d'elle.
"Le défi en Chine est que si le ministère de la Santé se rapproche de la société civile, ce n'est pas le cas
nécessairement pour l'ensemble du gouvernement", relève Mark Heywood, conseiller auprès d'Onusida.
Solidairement,
Pour écouter et/ou télécharger notre émission, cliquer sur le ruban rouge. Pour laisser un
commentaire ou nous faire une proposition de thème, notre boite vocale : 05.49.47.97.96. Merci.
La politique de dépistage du VIH en France et dans beaucoup de pays développés repose sur la
proposition, par les soignants, du test aux populations à risque : les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les usagers de drogues intraveineuses et les hétérosexuels à
partenaires multiples.
Cette politique, mise en place à la fin des années 1980, n'est plus adaptée aujourd'hui ni à
l'épidémiologie ni à l'évolution de la maladie à l'ère des traitements.
Aujourd'hui, en France, le nombre de personnes infectées par le VIH mais ne connaissant pas leur
infection est estimé à 40.000.
Entre un quart et un tiers des individus découvrent leur maladie à un stade tardif.
Les hétérosexuels sont deux fois plus à risque, et les personnes âgées de plus de 60 ans
quatre fois plus à risque, de ne pas être dépistés et pris en charge précocement.
D'une part parce qu'ils ne se considèrent pas à risque et d'autre part parce que beaucoup de
médecins ne les classent pas dans une population exposée au VIH.
Or, le dépistage peut permettre l'instauration précoce d'un traitement qui va réduire
considérablement les risques de morbidité et de mortalité.
La prise en charge thérapeutique précoce a par ailleurs un effet bénéfique pour la
collectivité.
En effet, en réduisant la quantité de virus dans l'organisme, les antirétroviraux diminuent le
risque de transmission à autrui.
Enfin, la connaissance de son statut sérologique entraîne une modification de ses comportements
sexuels à risque.
S'il faut bien sûr maintenir et renforcer le dépistage ciblé et régulier des populations à
risque, on doit maintenant élargir le dépistage.
C'est ce qu'a recommandé, en octobre 2009, la Haute Autorité de santé pour l'ensemble de la
population âgée de 15 à 70 ans.
Concrètement, chacun devrait se faire proposer un test ou demander à en bénéficier au sein d'une
structure de soins.
Cette offre de dépistage généralisée serait par ailleurs l'occasion de parler de prévention et
serait enfin l'occasion de signifier que chaque individu, quelle que soit sa communauté, est potentiellement concerné par le VIH.
Le test effectué par les seuls soignants n'est néanmoins, dans ce contexte, pas
suffisant.
Notamment pour dépister les personnes en situation de précarité qui ne fréquentent pas ou peu
les structures de soins, ou certains groupes «communautaires».
Il faut aller au-devant de ces populations !
La mise à disposition récente de tests de dépistage à résultat rapide effectués sur une simple
goutte de sang prélevée au bout du doigt nous offre une formidable possibilité d'innover.
Aujourd'hui, avec ces tests, le dépistage peut être réalisé ailleurs que dans un laboratoire et
être proposé par les acteurs associatifs.
L'ANRS évalue ces nouvelles offres de dépistage, notamment celles réalisées par l'association
Aides auprès d'hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes.
Les premiers résultats sont encourageants.
Quelle que soit la stratégie de dépistage, médicalisée ou non, rappelons que celui-ci reste une
démarche volontaire.
Il est primordial que les droits de la personne, et notamment la confidentialité, soient
respectés.
C'est sur ces principes que fonctionne la démocratie sanitaire.
La démocratie tout court.
Solidairement,
PS : La démarche de Bachelot allant se faire faire un test
de dépistage rapide lors de la 18ème Conférence à Vienne a de quoi faire peur. Souvenons-nous qu'elle accepta d'être vacciné devant les caméras contre la grippe H1N1 avec tout le succès que l'on
connait.
Pour écouter et/ou télécharger l'émission du jour, cliquer sur le ruban
rouge. Pour laisser un commentaire ou une proposition d'émission, notre boite vocale : 05.49.47.97.96. Merci.
Bilan en demi-teinte pour cette 18eConférence internationale sur le sida qui s’est achevée le 23 juillet dernier.
Pendant une semaine, les 20 000 participants ont applaudi de nouvelles avancées dans le
domaine de la recherche et de la prévention.
Mais les points noirs sont de taille : les incertitudes sur les financements, mais aussi
l'égalité d'accès aux soins et l'explosion de l'épidémie en Europe de l'Est.
La répression des toxicomanes, qui se transmettent le virus via des seringues, en est
la principale cause.
Plus positif : l'annonce de la mise au point d'un gel vaginal préventif, même s'il lui reste à
faire ses preuves à grande échelle.
La découverte, par une équipe de chercheurs américains, de deux anticorps capables de bloquer
90 % des souches du VIH a, de son côté, ravivé l'espoir d'un vaccin.
Tout comme le test d'un vaccin potentiel, réalisé en Thaïlande sur 16 000 personnes, qui a
permis de réduire le nombre de personnes infectées de 30 %.
Les regards sont maintenant tournés vers la réunion du Fonds mondial de lutte contre le sida,
en octobre.
C'est au cours de cette rencontre que les États annonceront la somme qu'ils accorderont à cet
organisme qui collecte et alloue les donations.
Après cinq années de progression des contributions, la rigueur instaurée par de nombreux pays
pourrait ternir l'élan.
L'Espagne annonce une participation en baisse.
Mais beaucoup d'autres promettent un effort, comme c'est déjà le cas aux États-Unis, qui ont
augmenté leur participation de 350 millions d'euros l'année dernière.
Solidairement,
Pour écouter et/ou télécharger notre émission du jour,
cliquer sur le ruban rouge. Pour nous laisser un commentaire ou nous faire des propositions d'émission, notre boite vocale est à votre disposition : 05.49.47.97.96. Merci
Vos commentaires